Chine : L’Union européenne va élargir son recours aux outils de défense commerciale afin de protéger les économies européennes contre la concurrence chinoise. « Nous utiliserons les clauses de sauvegarde d’une manière plus générale sur les secteurs et pas seulement sur les entreprises ou les matières premières particulières », a déclaré le commissaire européen à l’Industrie au Financial Times. Il s’agira d’« une approche moins fragmentée [qui] nous permet de surmonter des difficultés pour des secteurs entiers parce que nous sommes dans des situations où, en réalité, les enquêtes de huit ou neuf mois ne nous permettent pas de sauver le secteur. »
Matières premières : La Chine, l’Inde ou encore l’Indonésie semblent particulièrement exposés à des ruptures d’approvisionnement en soufre, selon une note du cabinet Global Sovereign Advisory (GSA). La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz a ainsi accentué la tendance haussière sur les prix de ce coproduit des hydrocarbures. Les pays du Conseil de Coopération du Golfe (GCC) comptent pour près d’un quart de la production mondiale et pour la moitié du commerce international de soufre. Pour éviter des ruptures d’approvisionnement, la Chine a renforcé les contrôles sur certains engrais et suspendu les exportations d’acide sulfurique afin de prioriser ses besoins internes. L’Indonésie et la République démocartaique du Congo ont ralenti leur production afin d’éviter une pénurie d’intrants.
Intelligence artificielle : Si 92 % des économistes en chef du World Economic Forum s’attendent à une plus grande adoption de l’intelligence artificielle cette année, l’optimisme quant à la rapidité des gains de productivité découlant de l’adoption de l’IA est de plus en plus mesuré. Les technologies de l’information et de l’éducation sont les seuls secteurs où les attentes se sont maintenues tandis que les gains ont été considérablement retardés dans l’ingénierie, la construction, les services publics, les services médicaux, les soins de santé et les services de soins. Par ailleurs, près de neuf économistes interrogés sur dix s’attendent à ce que la croissance mondiale s’affaiblisse au cours des 12 prochains mois, inversant l’optimisme prudent observé en début d’année, avant le conflit au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz.
Pétrole : La fermeture du détroit d’Ormuz et l’arrêt des exportations de pétrole du Golfe pénalisent les économies les moins avancées (un milliard de personnes), aux trois quarts dépendants des importations pour leur consommation. Selon une étude de la Cnuced, ces 75 pays pourraient voir leur coût d’importation augmenter de 20 milliards de dollars par an. Dans 22 pays, dont 15 en Afrique, une augmentation de 50 % ou plus de ces importations représenterait plus de 0,5 % de leur PIB. La Mauritanie arrive en tête (7,3 % du PIB), suivie par la Gambie (6,3 %) et le Burkina Faso (5 %).
Transport maritime : La Convention internationale sur la responsabilité et l’indemnisation pour les dommages liés au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses (Convention SNPD de 2010) entrera finalement en vigueur le 29 novembre 2027, marquant ainsi une étape importante pour le régime mondial de responsabilité et d’indemnisation dans le secteur maritime, alors que les volumes de produits chimiques et de combustibles de substitution transportés par voie maritime ne cessent d’augmenter. Ce traité de l’Organisation maritime internationale (OMI) complète les régimes existants de l’organisation concernant la pollution par les hydrocarbures et les épaves dangereuses, en étendant une protection similaire aux dommages causés par d’autres substances nocives et potentiellement dangereuses.
