Irak

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Capitale : Bagdad

Devise : Dinar irakien

Population : 47,0 millions d’habitants (2025)

PIB nominal : 265,45 milliards USD (2025, FMI)

Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +3,6 % (prévision FMI) ; 2025 : +0,5 % (FMI) ; 2024 : −2,3 % ; 2023 : +0,9 % ; 2022 : +7,7 %

Inflation (IPC) : 2,7 % fin 2024 (FMI/Banque centrale d’Irak) ; 2026 : 2,5 % (prévision FMI)

PIB par habitant (PPA, USD) : 14 756 USD en 2024 (FMI, PPA)

Dette publique (% du PIB) : 47,2 % du PIB (2024)

Déficit budgétaire (% du PIB) : 7,5 % du PIB attendu en 2025 ; 9,2 % du PIB projeté en 2026 (FMI, en l’absence de mesures correctrices)

Réserves de change : environ 97 milliards USD en mai 2025 (équivalent à 12–18 mois d’importations)

Conjoncture

⚠ Point d’attention : La crise du détroit d’Ormuz constitue l’événement géopolitique majeur de début 2026. Déclenchée par des frappes militaires conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février 2026, cette escalade a entraîné la fermeture quasi totale du détroit, principale voie d’exportation pétrolière de l’Irak. Les exportations pétrolières irakiennes ont chuté de 78 % depuis le début du conflit, bien que l’Irak dispose d’un oléoduc reliant la région du Kurdistan au port turc de Ceyhan comme voie alternative partielle. Par ailleurs, la riposte iranienne a ciblé notamment les bases militaires américaines en Irak, et des attaques ont visé l’aéroport d’Erbil et le consulat américain. Les conséquences économiques complètes de cette crise sur les recettes budgétaires et la croissance irakiennes restent à ce stade difficiles à chiffrer.

Une économie structurellement dépendante du pétrole, en récession en 2024 avant une reprise fragile. Structurellement dépendante des activités pétrolières, l’économie irakienne enregistre des performances très volatiles : récession en 2024 (−2,3 %) et croissance quasi nulle en 2023 (0,9 %) faisant suite à une croissance de 7,7 % en 2022. Le FMI anticipait une reprise à +3,1 % en 2025, portée par un rebond de la production pétrolière (+5 %) dans le sillage de la levée progressive des réductions décidées par l’OPEP+ en 2023. Ces prévisions sont désormais fragilisées par la crise d’Ormuz. Ces variations importantes de l’activité résultent des évolutions de la production et des cours du baril de pétrole.

Le secteur pétrolier reste le pilier de l’économie irakienne. L’Irak est le 5e producteur mondial de pétrole et le 2e producteur de l’OPEP avec une production moyenne de 4,2 millions de barils/jour (Mb/j) en 2024 et des réserves estimées à 145 milliards de barils. Le pays exporte la majorité de sa production de pétrole brut (3,4 Mb/j en 2024), et les recettes d’exportation ont atteint 94 Mds USD en 2024, en baisse de 4 % par rapport à 2023. Au cours des cinq premiers mois de 2025, les recettes pétrolières ont représenté 91 % du budget fédéral, soulignant la persistance de la dépendance au pétrole.

Une situation budgétaire de plus en plus tendue. La large expansion budgétaire des dernières années a accru la vulnérabilité de l’Irak. Le prix du pétrole nécessaire à l’équilibre budgétaire est passé à environ 84 USD le baril en 2024, contre 54 USD en 2020. La politique budgétaire est aujourd’hui expansionniste, avec des dépenses de fonctionnement portées par la hausse de la masse salariale publique. En conséquence, la dette publique est appelée à dépasser 55 % du PIB d’ici fin 2026, inversant la consolidation réalisée les années précédentes. Selon le FMI, la dette publique pourrait s’élever à 77,6 % du PIB en 2030 en l’absence de réformes structurelles ambitieuses.

L’inflation reste contenue et le dinar s’est stabilisé. Point positif, l’inflation est globalement maîtrisée et le dinar irakien s’est stabilisé sur le marché des changes. Le taux officiel s’établissait à 1 300 dinars pour un dollar, et le taux parallèle était d’environ 1 307 en août 2025, contre 2 880 en janvier 2024, suite à la réforme bancaire ayant canalisé les transactions internationales vers les banques commerciales. L’inflation devrait rester faible et stable grâce à une demande intérieure modérée, à la modération des prix des denrées alimentaires et à un taux de change relativement stable, sous réserve des effets de la crise régionale en cours.

L’OPEP+ et les contraintes de production. Les huit membres de l’OPEP+, dont l’Irak, avaient décidé en avril 2025 d’accélérer la sortie des coupes de production adoptées en 2023, avec des hausses progressives de quota prévues tout au long de 2025. Ayant régulièrement dépassé ses quotas, l’Irak s’était engagé à réduire sa production pour compenser sa surproduction passée, avec des réductions supplémentaires exigées jusqu’en juin 2026. Le conflit régional perturbe désormais profondément ce cadre.

Un contexte social et structurel préoccupant. Le taux de chômage s’élevait à 15,4 % en 2023 selon la Banque mondiale (dernières données disponibles). Le taux de pauvreté s’établissait à 24,7 % la même année, les disparités demeurant concentrées dans les gouvernorats ruraux et méridionaux. La croissance annuelle moyenne attendue de +3,8 % d’ici 2030 reste une performance modeste au regard d’une croissance démographique soutenue, de l’ordre de 2,4 % par an.

Élections législatives de novembre 2025 et formation du gouvernement. Les élections législatives irakiennes se sont tenues le 11 novembre 2025. Le taux de participation officiel a atteint 56 %, contre seulement 43 % lors des élections précédentes de 2021. La Cour suprême fédérale irakienne a validé les résultats, confirmant que le parti du premier ministre sortant Mohammed Chia al-Soudani a remporté le plus grand nombre de sièges. Aucun bloc n’étant en mesure de former un gouvernement à lui seul, les dirigeants politiques ont entamé des négociations pour constituer une coalition gouvernementale. Depuis 2003, la formation du gouvernement après les élections a pris en moyenne 203 jours, ce qui implique un risque de vide décisionnel prolongé, particulièrement pénalisant dans la conjoncture actuelle.

Points de vigilance

Une chute durable des prix du pétrole se traduirait directement sur la balance commerciale de l’Irak et augmenterait fortement son déficit budgétaire, poussant à un recours accru à l’endettement public.

Contre un prix de référence de pétrole bas, les déficits budgétaires et les comptes extérieurs sont projetés à se détériorer davantage à moyen terme, en l’absence de réformes significatives pour accroître les recettes non pétrolières, contrôler la masse salariale publique et stimuler la croissance hors hydrocarbures.

L’Irak produit en dessous de son quota OPEP+ dans le cadre du plan de compensation de sa surproduction passée (environ 4,03 Mb/j, contre un quota OPEP+ de 4,86 Mb/j).

La déstabilisation de l’Iran voisin menace l’équilibre fragile d’un système politique largement façonné par l’influence de Téhéran depuis 2003, mais ouvre simultanément une fenêtre d’opportunité pour une réaffirmation de l’autonomie stratégique irakienne.

Le Premier ministre al-Soudani avait annoncé début novembre 2025 le retrait total des troupes étrangères — essentiellement américaines — encore présentes sur le territoire irakien pour septembre 2026 au plus tard, une décision susceptible de modifier l’équilibre sécuritaire et les pressions entre les blocs chiites pro-iraniens et les États-Unis.

La « Vision 2050 » annoncée par le Premier ministre al-Soudani en septembre 2025 vise à diversifier l’économie et réduire la dépendance aux hydrocarbures, mais reste à ce stade un cadre programmatique dont la mise en œuvre est incertaine.

Sources : DG Trésor – Situation macroéconomique de l’Irak (décembre 2025), DG Trésor – Note macroéconomique Irak (août 2025), DG Trésor – Production et exportations de pétrole Irak (mars 2026), FMI – Iraq Country Page (2025–2026), FMI – Article IV Irak, juillet 2025, Coface – Fiche risque pays Irak (2025–2026), Le Grand Continent – Observatoire de la bataille d’Ormuz (mars 2026), IRIS – Blocage du détroit d’Ormuz (mars 2026)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 47,02 (Nations unies) — note : le recensement national irakien de novembre 2024 a établi la population à 46,12 millions lors du recensement tenu les 20 et 21 novembre 2024, dont les résultats détaillés ont été publiés le 24 février 2025.

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +0,5 % (FMI) ; 2026 : +3,6 % (prévision FMI)

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023) : 14 040 (Banque mondiale)

Échanges de marchandises (2024, Md USD) : Export : ~109,8 dont 109,2 Md USD de combustibles minéraux (99,4 % du total) ; solde commercial excédentaire estimé à +57,1 Md USD en 2024, en hausse de 92,7 % sur 2023. Pour les imports 2024 : données WTO complètes non encore publiées — selon les chiffres préliminaires du ministère irakien du Pétrole, les exportations pétrolières ont atteint une moyenne de 3,372 millions de barils/jour en 2024, générant environ 96,08 Md USD de recettes, soit une baisse de 9 % par rapport à l’année précédente.

Principaux clients (2023, OEC) : Chine (33,2 %), Inde (27,8 %), États-Unis (8,3 %), Grèce (5,3 %), Émirats arabes unis (5,3 %).

Principaux fournisseurs (2023, OEC) : Émirats arabes unis (32,2 %), Chine (20,4 %), Turquie (18,3 %), Inde (5 %), États-Unis (2 %).

Exportations françaises 2024 : 426 M€ (hors matériel militaire), en hausse de 27 % en glissement annuel (Douanes françaises). Cette progression est portée par les produits chimiques, parfums et cosmétiques, les produits pharmaceutiques et les produits des industries agroalimentaires, qui représentent 88 % de la hausse et 62 % des ventes à l’Irak. Les importations françaises en provenance d’Irak, composées quasi exclusivement de pétrole brut, ont progressé de 14 % à 1,9 Md€, portant le déficit commercial bilatéral à 1,5 Md€.

Indice de perception de la corruption (CPI 2025) : Transparency International indique que l’Irak a amélioré son classement dans le CPI 2025, se positionnant au rang 136/182 (en progression de 4 places), avec un score de 28/100.

⚠ Point d’attention : La chute des cours du pétrole en 2025–2026, dans un contexte de tensions commerciales mondiales et de révision à la baisse des quotas OPEP+, fait peser un risque significatif sur les recettes d’exportation irakiennes, dont le secteur pétrolier représente 89 % des recettes en devises en 2024. Selon la Banque mondiale, un dénouement plus accéléré des réductions de production OPEP+ est projeté pour soutenir la croissance du PIB à 5,1 % en 2026–2027.

Sources : FMI – Iraq (2025-2026), Worldometer/FMI – Iraq GDP (2025), Banque mondiale – GNI/hab. PPA Irak (2023), Lloyd’s Bank Trade / OMC – Irak commerce (2023-2024), World’s Top Exports – Iraq (2024), DG Trésor – Échanges franco-irakiens (2024), Transparency International – CPI 2025, Iraq Business News – CPI Irak 2025 (fév. 2026), Banque mondiale – MPO Iraq (2025)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : très élevé Risque client : très élevé Notes de risque pays OCDE : 7/7 (janvier 2026) Allianz Trade : D4, risque de court terme élevé (juin 2025) Coface : pays E ; environnement des affaires E (2025) Credendo : court...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Mobilité – Irak

⚠ Point d’attention majeur : Compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire régionale liée au conflit américano-israélo-iranien déclenché le 28 février 2026, le Quai d’Orsay déconseille formellement aux Français de se rendre en Irak. L’espace aérien irakien avait été fermé depuis le 28 février et jusqu’à nouvel ordre, et il était conseillé aux Français présents sur place de quitter le pays. L’Autorité de l’aviation civile irakienne a annoncé le 8 avril 2026 la réouverture de l’espace aérien du pays et de tous ses aéroports au trafic civil, à la suite du cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran, « en raison de la stabilisation et du retour à la normale de la situation ». La situation sécuritaire reste néanmoins fragile et évolutive. Vérifier impérativement les conseils aux voyageurs du MEAE avant tout déplacement.

S’y rendre

Accès aérien

La vague de fermetures d’espaces aériens en Iran, en Irak, en Israël, au Qatar, au Koweït, à Bahreïn et dans d’autres pays de la région, décidée dans la foulée des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran fin février 2026, a plongé le trafic aérien mondial dans une crise d’une ampleur inédite. En vertu de la décision de réouverture du 8 avril 2026, tous les vols civils sont autorisés à reprendre, y compris les survols, les décollages et les atterrissages dans les aéroports irakiens, dès lors qu’ils se conforment à la réglementation et aux instructions en vigueur. Les principaux aéroports internationaux sont Bagdad (BGW) et Erbil (EBL). De nombreux appareils reliant l’Europe à l’Asie avaient dû abandonner leurs routes habituelles passant par l’espace aérien irakien ou du Golfe pour emprunter des détours par le nord (Turquie, Caucase, mer Caspienne), des rallongements de trajectoire se traduisant par une augmentation significative du temps de vol et de la consommation de carburant. La reprise des liaisons directes depuis Paris doit être confirmée auprès des compagnies concernées.

Formalités d’entrée pour les ressortissants français

Depuis le 1er mars 2025, le visa touristique ne s’obtient plus à l’arrivée à l’aéroport de Bagdad. Depuis cette date, l’obtention d’un e-visa avant le départ est obligatoire pour les ressortissants français souhaitant entrer en Irak. La demande de visa électronique doit être faite préalablement au voyage via le portail officiel irakien https://eservice.evisa.iq. En cas de dépassement de la durée de séjour accordée, un visa de sortie devra être demandé auprès de la direction des affaires de résidence en Irak.

Les visas pour les voyageurs d’affaires s’obtiennent par demande officielle auprès de l’ambassade de la République d’Irak à Paris. Pour la région autonome du Kurdistan, un visa spécifique, également obtenu en ligne, est requis si l’entrée se fait via Erbil ou Sulaymaniyah. Ce visa ne permet pas de voyager dans l’Irak fédéral sans autorisation supplémentaire.

Pour un séjour supérieur à dix jours, tout étranger doit, dans les dix jours qui suivent son arrivée en Irak, prendre l’attache du ministère de l’Intérieur (Département de la résidence des étrangers). L’absence de cette démarche dans le délai prescrit entraîne une pénalité de 12 250 dinars irakiens (environ 7 €).

Sécurité

Compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire régionale, il est formellement déconseillé aux Français de se rendre en Irak. Il est conseillé aux Français qui s’y trouvent de quitter le pays. Les attentats et conflits armés restent possibles sur l’ensemble du territoire. L’organisation terroriste Daesh est toujours active près de la frontière avec la Syrie et est capable de mener des attaques ailleurs en Irak. Il existe également un risque de violence de la part d’autres groupes terroristes et de milices. Le risque d’enlèvement reste élevé dans tout le pays.

Des missiles et des drones ont frappé lors du conflit de mars 2026 une base militaire américaine près d’Erbil, ainsi que le consulat américain. Les milices chiites en Irak ont attaqué des cibles américaines et kurdes, s’attirant des ripostes aériennes. Le processus de paix entamé entre la Turquie et le PKK fin 2024 avait permis une réduction très significative des incidents sécuritaires dans le Kurdistan, dont la récurrence avait été quasi-nulle depuis le printemps 2025 – cette situation est néanmoins évolutive et nécessite de conserver un haut degré de vigilance.

Il est fortement conseillé de prendre les mesures de sécurité indispensables auprès de sociétés spécialisées (société de sécurité privée) : accueil à l’aéroport, convoyage et hébergement sécurisé durant tout le séjour. Les Français présents en Irak sont invités à limiter strictement leurs déplacements, à se mettre à l’abri en cas d’alerte et à s’inscrire sur le Fil d’Ariane.

Indice de paix mondial (GPI 2025) : l’Irak est classé 148e sur 163 pays avec un score de 2,862, ce qui le place parmi les pays les moins pacifiques du monde.

Santé

Aucun vaccin n’est obligatoire, mais il est vivement recommandé d’être à jour pour : hépatites A et B, diphtérie, tétanos, poliomyélite, typhoïde. Une protection contre les moustiques est nécessaire (risque paludéen dans certaines zones) et il convient de ne pas boire l’eau du robinet. Pour les problèmes de santé graves ou les urgences médicales, une évacuation médicale vers le Koweït ou Dubaï pourrait s’avérer nécessaire. Une assurance couvrant les frais d’évacuation médicale est indispensable.

Décalage horaire et repères pratiques

Lorsqu’il est midi en France, il est 13h à Bagdad en Irak (UTC+3). La semaine de travail est du dimanche au jeudi. La monnaie est le dinar irakien (IQD) ; le dollar américain est largement accepté dans le secteur des affaires. La langue officielle est l’arabe, avec le kurde comme seconde langue officielle dans la région du Kurdistan.

S’y installer

Présence française

Les Français résidents dans la circonscription de Bagdad (hors Kurdistan) sont invités à prendre l’attache de l’ambassade de France en Irak afin de s’enregistrer au registre des Français établis hors de France. Le nombre de Français immatriculés reste limité, l’insécurité décourageant toute implantation durable hors des secteurs pétrolier, humanitaire et diplomatique (chiffre le plus récent disponible : 399 en 2016, aucune statistique officielle récente publiée).

Marché du travail et secteurs porteurs

Entre Bagdad, centre politique et administratif, Erbil, vitrine sécurisée du Kurdistan, et Basra, capitale économique tournée vers le pétrole, l’expérience vécue par un expatrié dépend très largement de la région, de l’employeur et du cadre sécuritaire mis en place. Le secteur pétrolier et gazier représente le principal débouché pour les expatriés ; il offre des perspectives intéressantes pour les ingénieurs, techniciens et experts en énergie qui contribuent au développement des infrastructures pétrolières. Des profils techniques (ingénieurs, spécialistes de la sécurité, experts IT, responsables de projet) sont particulièrement recherchés, avec des salaires attractifs proposés pour compenser les risques et les conditions de vie exigeantes.

Permis de travail

Le droit du travail irakien impose que tout étranger dispose d’un permis de travail valide avant de commencer à exercer. Le processus, assez bureaucratique, se déroule en plusieurs étapes. Il implique d’obtenir un visa d’entrée approprié, un permis de résidence, puis un permis de travail, en suivant un système en plusieurs étapes. L’employeur doit d’abord solliciter l’approbation du ministère du Travail et des Affaires sociales pour recruter un étranger, après quoi l’intéressé peut obtenir un visa auprès d’une ambassade ou d’un consulat irakien. Les permis de travail sont généralement valides un an et renouvelables annuellement ; les employeurs doivent engager la procédure de renouvellement au moins un mois avant l’échéance.

Coût de la vie

En février 2026, les coûts mensuels estimés pour une personne seule à Bagdad s’établissent autour de 557 € (hors loyer), la ville étant environ 50 % moins chère que Berlin à périmètre comparable. Le pays combine un coût de la vie relativement bas avec un niveau de risque élevé, une économie fragile et des infrastructures encore inégales. Les expatriés recrutés par des multinationales du secteur énergétique bénéficient généralement de packages incluant logement sécurisé, transport blindé et assurance rapatriement, ce qui alourdit très significativement le coût réel d’une présence sur place.

Logement

Pour un séjour en Irak, les logements dans des compounds sécurisés sont à privilégier, surtout hors du Kurdistan, souvent gérés par de grandes entreprises internationales (notamment dans l’industrie pétrolière) ou des opérateurs spécialisés. Les loyers à Bagdad sont en moyenne 69 % inférieurs à ceux pratiqués à Berlin, mais les standards de sécurité exigés par les entreprises internationales impliquent des surcoûts importants (enceintes sécurisées, gardiennage, systèmes de protection).

Coordonnées utiles

Représentation diplomatique française en Irak

Ambassade de France à Bagdad
Quartier Abu Nawas – Emplacement 102, rue 55, maison 7 – Bagdad.
Section consulaire ouverte sur rendez-vous uniquement, du dimanche au jeudi de 9h à 13h30 et de 14h30 à 16h.
Urgences consulaires : +964 790 191 2365
Site : iq.ambafrance.org

Consulat général de France à Erbil
Urgences consulaires : +964 750 987 0159
Site : iq.ambafrance.org – Consulat général d’Erbil

Note opérationnelle (avril 2026) : En raison du contexte régional, les rendez-vous visas chez TLS Contact sont temporairement suspendus à Bagdad et à Mossoul ; seules les urgences sont traitées. Tout déplacement en Irak est fortement déconseillé. Si vous résidez en Irak, il est impératif de vous inscrire sur le site Ariane.

Représentation irakienne en France

Ambassade de la République d’Irak à Paris
53, rue de la Faisanderie – 75016 Paris – Tél. : 01 45 53 33 70

Contacts d’urgence

Fil d’Ariane (inscription obligatoire) : fildariane.diplomatie.gouv.fr

Centre de crise du MEAE (24h/24) : +33 1 53 59 11 00

Conseils aux voyageurs MEAE (mis à jour le 20 mars 2026) : diplomatie.gouv.fr – Irak

Conseils pratiques

Inscription Ariane obligatoire : Si vous devez vous rendre en Irak ou y résidez, il est impératif de vous inscrire sur le site Ariane afin que l’ambassade puisse vous joindre en cas de nécessité.

Sécurité privée : Il est fortement conseillé de recourir à des sociétés de sécurité privée pour l’accueil à l’aéroport, le convoyage et l’hébergement sécurisé durant tout le séjour.

Déplacements : Limiter les déplacements non essentiels et éviter de circuler seul, particulièrement la nuit.

Législation locale : La législation irakienne interdit tout contact avec Israël et toute prise de position en sa faveur. Les infractions peuvent être punies de plusieurs années d’emprisonnement, voire de la peine de mort.

Santé : Les pharmacies ne sont pas bien approvisionnées et l’offre de médicaments peut être limitée. Les voyageurs doivent apporter avec eux des réserves suffisantes de médicaments avec les ordonnances appropriées.

e-visa professionnel : vérifier les exigences spécifiques auprès de l’ambassade d’Irak à Paris avant tout déplacement, les règles étant susceptibles d’évoluer rapidement en contexte post-conflit.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs Irak (mars 2026), Ambassade de France en Irak (2026), Portail e-visa irakien, Global Peace Index 2025 – Institute for Economics and Peace, Numbeo – Coût de la vie à Bagdad (février 2026), Air Journal – Fermeture espace aérien Moyen-Orient (mars 2026), Le Courrier – Réouverture espace aérien irakien (8 avril 2026), Rivermate – Permis de travail et visas en Irak (2026)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN IRAK
Représentation diplomatique de la France en Irak, dont l’ambassadeur est, depuis 2024, Patrick Durel. Tout déplacement en Irak est fortement déconseillé ; si vous devez néanmoins vous y rendre, il est impératif de vous inscrire sur le site Ariane.
Adresse : Quartier Abu Nawas (Emplacement 102), Rue 55, Maison 7 – Bagdad
Tél. : +964 790 191 2365
Email : [email protected]
Site : https://iq.ambafrance.org

CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE À ERBIL
Les démarches administratives pour les Français présents en région autonome du Kurdistan s’effectuent auprès du consulat général de France à Erbil.
Adresse : 33 Salahaddin Street, Erbil, Région du Kurdistan irakien
Tél. : +964 750 987 0159
Email : [email protected]
Site : https://iq.ambafrance.org/-Consulat-General-de-France-a-Erbil-

SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – BAGDAD
Le Service économique de Bagdad est compétent pour l’ensemble de l’Irak. Adresse : Abu Nawas 102 – rue 55 – n°7, Bagdad. Tél. : +964 1 719 60 61 ou +964 1 719 60 64. Bureaux ouverts du dimanche au jeudi de 8h00 à 20h00.
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/IQ

ANTENNE DG TRÉSOR – ERBIL (Kurdistan irakien)
L’antenne d’Erbil a compétence sur la région du Kurdistan irakien. Adresse : Salahddin Street, n°33, Erbil. Tél. : +964 66 257 39 07. Bureaux ouverts du dimanche au jeudi.
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/IQ

BUSINESS FRANCE – HUB MOYEN-ORIENT (DUBAÏ)
Business France Middle East est basé à Dubaï et couvre 11 pays, dont l’Irak, pour soutenir le développement international des entreprises françaises dans la région. Business France a co-organisé, en collaboration avec les ambassades française et irakienne, le Forum d’Affaires Irak en mai 2025.
Adresse : Al Habtoor Business Tower, 24th Floor, Dubai Marina, P.O. Box 3314, Dubaï – UAE. Tél. : +971 (0)4 408 49 50. Email : [email protected].
Site : https://world.businessfrance.fr/middle-east/

Les acteurs privés

MEDEF INTERNATIONAL – CONSEIL D’AFFAIRES FRANCE-IRAK (CAFI)
Le Conseil d’affaires France-Irak (CAFI) a été lancé en 2024, marquant la première concrétisation économique du Traité de partenariat stratégique entre la France et l’Irak signé en 2023. MEDEF International anime ce réseau en organisant des réunions régulières, dont une réunion autour du Conseiller du Premier Ministre irakien pour les investissements internationaux s’est tenue en novembre 2025. Interlocuteur clé pour les entreprises françaises cherchant à identifier des partenaires et à accéder aux décideurs publics irakiens.
Site : https://www.medefinternational.fr/services/irak/

CHAMBRE DE COMMERCE FRANCO-ARABE (CCFA)
La Chambre de Commerce Franco-Arabe connecte entreprises et institutions françaises aux réseaux des Chambres de Commerce nationales des 22 pays membres de la Ligue des États arabes. Le 15 janvier 2026, la CCFA et l’Ambassade d’Irak à Paris ont organisé une matinée de travail dédiée aux opportunités d’investissement en Irak.
Adresse : 250 Boulevard Saint-Germain – 75007 Paris
Site : https://ccfranco-arabe.fr/iraq

SALVEO (Groupe ADIT)
Salveo est partenaire de référence pour les entreprises souhaitant développer leur croissance internationale ; fondé en 1992, il a rejoint le Groupe ADIT en 2013, leader européen de l’intelligence stratégique. Présence déclarée en Irak via un correspondant à Bagdad. Membre fondateur de l’OSCI.
Email : [email protected]
Tél. Paris : +33 (0)1 84 79 17 50
Site : https://salveo.international

Avocats d’affaires

CABINET FOURNOL / ARGUENDO
Pierre Fournol est avocat au Barreau de Paris, spécialisé dans les relations d’affaires avec l’Irak depuis 2003, et se rend à Bagdad de manière continue. Spécialiste du droit irakien des affaires (droit de l’investissement, partenariats public-privé), il conseille le gouvernement irakien et dispose d’un réseau étendu dans le pays. En mai 2025, Pierre Fournol intervenait comme Of Counsel – Corporate & Arbitration au sein d’Al Muhamoon Al Mutahidoon (United Law Firm – ULF) lors du Forum d’Affaires Irak organisé par Business France.
Site cabinet : https://www.fournol.com/fr/
Site Arguendo : https://www.arguendo.fr/

EVERSHEDS SUTHERLAND (via Sanad Law Group)
Cabinet international disposant d’un bureau à Bagdad et à Erbil, conseillant en droit des sociétés, énergie, construction, fusions-acquisitions, arbitrage et droit bancaire. Le bureau à Bagdad opère sous l’association Sanad Law Group.
Adresse Baghdad : Al Mansoor District, Baghdad, Iraq (Sanad Law Group in association with Eversheds).
Site : https://www.eversheds-sutherland.com/global/en/where/middle-east/iraq/

AL TAMIMI & COMPANY
Cabinet ouvert à Bagdad depuis 2005, Al Tamimi & Company dispose de juristes qualifiés à Bagdad et Erbil intervenant pour des clients internationaux dans les secteurs du pétrole, de l’énergie, des infrastructures et des finances.
Adresse Baghdad : Al Harithiya, Kindi St., Dist. 213, Building 106, First Floor, Baghdad. Tél. : +964 (0) 780 029 2929.
Email : [email protected]
Site : https://www.tamimi.com/offices/iraq/baghdad/

Note : Aucune CCI France n’est implantée directement en Irak. Les entreprises françaises peuvent s’adresser au réseau CCI France International pour identifier des relais régionaux.
Site : https://www.ccifrance-international.org

Sources d’information internet

Sources : Ambassade de France en Irak (2025-2026), DG Trésor – Irak (2025), DG Trésor – Équipe SE Bagdad (2025), Business France Moyen-Orient – Dubaï (2025), MEAE – Conseils aux voyageurs Irak (mars 2026), DG Trésor – Mission MEDEF International en Irak (février 2025), Business France – Forum d’Affaires Irak (mai 2025), Chambre de Commerce Franco-Arabe – Irak (2025-2026), MEDEF International – Irak (2025), Salveo international (2025), Cabinet Fournol (2025), Arguendo (2025), Eversheds Sutherland – Irak (2025), Al Tamimi & Company – Bagdad (2025), Gouvernement du Kurdistan – Consulat général de France à Erbil (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Performance logistique et accès au marché irakien

Indicateurs de référence

B-READY (Banque mondiale, 2024) — Commerce international : Le rapport Business Ready (B-READY), qui remplace le Doing Business arrêté en 2021, couvre l’Irak dès son édition inaugurale 2024, portant sur 50 économies. L’Irak obtient 49,39/100 en Cadre réglementaire, 21,45/100 en Services publics et 46,79/100 en Efficacité opérationnelle, le plaçant dans le quintile inférieur mondial. Ce score en Cadre réglementaire est l’un des plus faibles parmi les cinquante pays évalués, reflétant un environnement où les bonnes pratiques ne sont pas largement adoptées et où les réglementations imposent des contraintes inutiles aux entreprises. Dans ce cadre B-READY, l’Irak se classe dans le quintile inférieur mondial pour la qualité réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle.

B-READY est en phase de déploiement sur trois ans (2024-2026), l’édition 2025 constituant une édition intermédiaire couvrant 101 économies. Le profil-pays Irak de l’édition B-READY 2025 est consultable sur worldbank.org/en/businessready/economy/iraq.

LPI (Indice de performance logistique, Banque mondiale, 2023) : La dernière édition disponible du LPI (2023) couvre 139 pays et mesure, pour la première fois, la vitesse des échanges à partir d’indicateurs issus de mégadonnées de suivi des expéditions. Les données spécifiques à l’Irak pour cette édition ne sont pas publiées dans les résultats accessibles en ligne ; la prochaine édition du LPI est attendue courant 2025-2026 (données non encore disponibles à la date de rédaction).

Infrastructure portuaire

Le port d’Umm Qasr est le principal port irakien et le seul port en eaux profondes du pays, situé dans le gouvernorat de Bassora, près de la frontière irako-koweïtienne. Il est géré par la General Company for Ports of Iraq (GCPI). Au premier semestre 2025, les principaux ports commerciaux irakiens ont enregistré une tendance à la hausse de leur activité, traitant plus de 22,4 millions de tonnes de marchandises avec 1 522 navires accueillis aux ports d’Umm Qasr Nord, Umm Qasr Sud, Khor Al-Zubair et Abu Flous.

Un projet structurant est en cours d’achèvement : le directeur général de la GCPI a annoncé le 5 janvier 2026 que le port Grand Faw est entré dans une phase avancée de préparation à l’ouverture de ses opérations commerciales complètes en 2026, ce port représentant un pilier stratégique de la vision irakienne visant à devenir un hub logistique majeur entre le Golfe et l’Europe. La construction physique du port progresse rapidement, trois des cinq projets essentiels étant achevés, et les cinq quais du port sont complets à 100 % avec des navires expérimentaux déjà amarrés.

Réseau ferroviaire

En juin 2025, la Banque mondiale a approuvé un financement de 930 millions USD pour améliorer les performances ferroviaires de l’Irak, dans le cadre du projet Iraq Railways Extension and Modernization (IREM), qui vise à moderniser l’infrastructure ferroviaire entre le port d’Umm Qasr et Mosoul. Le projet IREM réhabilitera et modernisera 1 047 km de voies ferrées reliant Umm Qasr à Mosoul via Bagdad, et favorisera la participation de capitaux privés à la création de ports secs et de hubs logistiques.

Corridor de transit — Development Road

Le projet Iraq Development Road (IDR), annoncé en mai 2023, vise à transformer l’Irak en hub de transit majeur en reliant la région du Golfe, via l’Irak, jusqu’à la frontière turque et vers l’Europe. D’un coût supérieur à 17 milliards de dollars, le projet sera réalisé en trois phases (2028, 2033 et 2050), avec une première opérationnalité attendue en 2028. En mai 2025, la GCPI a annoncé l’achèvement du premier tronçon du Development Road reliant le port Grand Faw à Umm Qasr, une route de 62 km dotée de trois voies réservées aux poids lourds.

Réforme douanière et système TIR

Le système TIR est devenu pleinement opérationnel en Irak le 1er avril 2025 ; ce jalon majeur positionne l’Irak comme hub commercial clé au Moyen-Orient, rendant le transport de marchandises plus efficace et plus sûr à travers ses frontières. TIR étant désormais opérationnel, le gouvernement l’a rendu obligatoire pour toutes les marchandises transitant par son territoire par voie routière, afin de renforcer la sécurité et l’efficacité. Les pilotes ont démontré que le trajet Mersin (Turquie) – Umm Qasr peut être accompli en moins d’une semaine, contre au minimum 14 jours via la mer Rouge.

Sur le plan de l’automatisation douanière, le système ASYCUDA (Automated System for Customs Data), développé par la CNUCED, couvre désormais l’ensemble des 22 points de passage frontaliers fédéraux irakiens, y compris les principaux ports du sud du pays. Début 2026, l’Irak a mis en vigueur des changements majeurs à son régime douanier en vertu de la Décision du Conseil des ministres n° 957, adoptée fin octobre 2025, qui révise les barèmes tarifaires, modifie les procédures de recouvrement et accélère le passage à la dédouanement électronique. Cette réforme modifie fondamentalement le calcul des droits de douane à l’import, en abandonnant un barème fixe par conteneur au profit d’une évaluation article par article.

En avril 2026, l’Irak et le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) ont franchi une étape supplémentaire en s’accordant pour unifier les procédures douanières sur l’ensemble des points de passage frontaliers, y compris dans la région du Kurdistan.

Points de vigilance

Réforme douanière en transition : Si l’automatisation ASYCUDA devrait à terme fluidifier les procédures, les entreprises doivent se préparer à une période d’ajustement de plusieurs mois le temps que le système se stabilise et que les opérateurs s’y familiarisent.

Nouveaux tarifs article par article : Sous le nouveau régime, les droits de douane sont calculés par article selon son code SH, avec des taux démarrant à 5 % et variant selon la catégorie de produit. Les délais de dédouanement supplémentaires peuvent générer des frais de surestarie, de stockage et de manutention portuaire pendant la phase de transition.

Grand Faw Port : Les premières étapes opérationnelles ont démarré (accueil de navires, ouverture de lignes maritimes), mais la pleine mise en service commerciale reste attendue courant 2026. Des retards répétés ont marqué l’histoire de ce chantier.

Corruption et opacité : Selon le FMI (2025), un tiers des Irakiens considèrent la corruption comme le principal défi du pays, et les faiblesses de gouvernance affectent notamment le secteur des douanes, des licences et des marchés publics.

Kurdistan Region : L’automatisation douanière n’est pas encore pleinement implémentée aux neuf points de passage frontaliers de la région du Kurdistan avec l’Iran, la Turquie et la Syrie, ce qui crée des asymétries de procédures à prendre en compte pour les opérations dans le nord du pays.

⚠ Point d’attention : La réforme tarifaire issue de la Décision n° 957 a provoqué, début 2026, des perturbations d’approvisionnement : certains importateurs ont laissé leurs cargaisons stockées aux ports et postes frontières pour éviter les nouvelles procédures, entraînant des hausses de prix et une volatilité des marchés locaux. Des protestations ont eu lieu dans plusieurs provinces. Le gouvernement a maintenu la réforme en vigueur tout en ajustant certains paramètres du système ASYCUDA pour accélérer les procédures.

Sources : Banque mondiale – B-READY Iraq (2024), Banque mondiale – LPI (2023), Banque mondiale – Projet IREM (juin 2025), Al Faw Grand Port – Communiqué GCPI (janvier 2026), IRU – TIR opérationnel en Irak (avril 2025), IRU – TIR obligatoire en transit (janvier 2026), Iraq Business News – Nouvelles règles douanières Umm Qasr (janvier 2026), Shafaq News – Décision 957 et ASYCUDA (février 2026), Rudaw – ASYCUDA 22 postes fédéraux (novembre 2025), Iraqi News – Ports S1 2025 (juillet 2025), FMI – Article IV Irak (2025), Iraq Business News – Premier tronçon Development Road (mai 2025), Kurdistan 24 – Accord douanier KRG (avril 2026)

Actualités : Irak

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