Panama

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population : 4,6 millions d’habitants (2025, ONU/Worldometer)

Capitale : Panama City

Devise : Dollar américain, Balboa

Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +4,0 % (prév.) ; 2025 : +4,5 % (prév. FMI, Article IV août 2025) ; 2024 : +2,9 % (réalisé)

Inflation (IPC) : 2025 : −0,7 % (glissement annuel, mai 2025) ; 2024 : −0,2 % ; 2026 : +2,0 % (prév. FMI)

Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD courants) : 39 290 USD (2024, Banque mondiale)

PIB nominal : 90,4 Mds USD (2025, FMI)

Déficit budgétaire (SPNF) : 2024 : −7,4 % du PIB ; 2025 : −3,7 % du PIB (prév. FMI)

Dette publique : 57 % du PIB fin 2024 (DG Trésor) ; pic attendu à ~55,8 % du PIB en 2025 avant décrue progressive (FMI)

Taux de chômage : 9,5 % (octobre 2024, FMI) ; 8,4 % (stabilisation estimée, DG Trésor 2025)

Sources : FMI – Article IV Panama, août 2025 ; FMI – Fiche Panama ; Banque mondiale – Data Panama ; DG Trésor – Fiche Panama, mai 2025

Conjoncture

Un rebond confirmé après le choc minier de 2023-2024

Le Panama a enregistré une croissance de 2,9 % en 2024, contre 7,3 % en 2023. Ce ralentissement a été causé par la fermeture de la mine de cuivre Cobre Panamá et ses conséquences sociales, ainsi que par un attentisme électoral prolongé. La croissance a néanmoins dépassé la moyenne de l’Amérique latine et des Caraïbes, grâce à une reprise dans les secteurs de la construction, du commerce et des transports-logistique. La croissance est projetée à 4,5 % en 2025 selon le FMI, à mesure que l’impact de la fermeture de la mine se dissipe et que les secteurs non miniers poursuivent leur expansion. Pour 2026, le FMI projette une croissance de 4,0 %.

En 2025, la croissance a rebondi grâce à la dissipation de l’effet de l’arrêt de Cobre Panamá et au dynamisme du secteur des transports au premier semestre. Les recettes de péage du Canal ont progressé à la suite de la levée des restrictions de transit imposées face aux graves sécheresses de 2023-2024. En 2026, le trafic du Canal pourrait néanmoins ralentir sous l’effet d’un ralentissement américain et du niveau élevé des stocks accumulés.

Canal de Panama : pivot de la croissance et enjeu géopolitique majeur

Malgré les craintes initiales, les droits de douane imposés par l’administration Trump n’ont pas affecté jusqu’ici le trafic maritime des porte-conteneurs sur le Canal de Panama. L’Autorité du Canal anticipe un chiffre d’affaires record de 5,6 milliards de dollars pour l’exercice fiscal courant jusqu’au 30 septembre 2025, en hausse de 12,7 % par rapport à la période précédente. À moyen terme, la construction bénéficiera de grands projets d’infrastructure, notamment l’extension de la ligne 3 du métro, la réhabilitation de routes rurales et un quatrième pont sur le Canal. En juillet 2025, l’Autorité du Canal a annoncé un vaste plan d’investissement de 8,5 milliards de dollars sur dix ans, consacré à un gazoduc de 80 km, deux nouveaux terminaux portuaires et un nouveau réservoir sur le Río Indio.

Depuis le retour de Donald Trump en janvier 2025, les tensions géopolitiques se sont accentuées : Washington a exercé de fortes pressions sur le président Mulino, menaçant de reprendre le Canal si la présence chinoise se maintenait. Ces pressions ont partiellement porté leurs fruits, le Panama ayant annoncé son retrait du projet des Nouvelles Routes de la Soie en février 2025. La rivalité sino-américaine a également conduit à l’acquisition par BlackRock des parts de CK Hutchison dans les ports de Balboa et Cristóbal, annoncée le 4 mars 2025, marquant un recul significatif de la présence chinoise dans l’infrastructure stratégique du Canal.

⚠ Point d’attention : L’administrateur du Canal juge « probable » qu’avec le temps, le volume des cargaisons diminue sous l’effet des droits de douane américains. Parmi les risques baissiers identifiés par le FMI figurent la perte du statut d’investment grade, des retards dans l’agenda de réforme, des catastrophes naturelles et une incertitude politique mondiale accrue.

Mine Cobre Panamá : dossier non résolu

Fin 2023, la Cour suprême a jugé inconstitutionnel le renouvellement de la concession accordée à First Quantum Minerals pour l’exploitation de cette mine, qui contribuait pour environ 5 % au PIB et 75 % des exportations de biens. En mai 2025, les autorités ont approuvé un plan autorisant le maintien en l’état de la mine, financé par l’exportation de plus de 120 000 tonnes de concentré de cuivre stocké (300 millions USD, 0,3 % du PIB), à la suite de la suspension par FQM de sa procédure d’arbitrage contre le Panama, ouvrant la voie à des négociations. Une réouverture de la mine demeure néanmoins improbable à court terme.

Finances publiques : consolidation sous surveillance

Le déficit budgétaire 2024 a atteint 7,4 % du PIB, en nette dégradation par rapport aux 3,9 % révisés de 2023. Le déficit est prévu à 3,7 % en 2025 selon le FMI. Les principales causes structurelles sont le ralentissement de la croissance, et le déficit du volet retraites de la Caisse de sécurité sociale (CSS), évalué entre 1,5 % et 3 % du PIB sur les prochaines années, soit une charge d’environ 1 Md USD par an sur le budget. La dette du secteur public s’élevait à 57 % du PIB fin 2024.

Au plan des notations souveraines, Moody’s et Standard & Poor’s maintiennent Panama en catégorie investissement (respectivement Baa3 et BBB−), tandis que Fitch a abaissé sa notation à BB+ (spéculatif) en mars 2024, invoquant les défis budgétaires aggravés par la fermeture de la mine Cobre Panamá. Sur le plan de la conformité financière, Panama a été retiré de la liste grise du GAFI en octobre 2023, et la Commission européenne a recommandé en juin 2025 de le retirer de sa liste des pays présentant des lacunes stratégiques en matière de lutte contre le blanchiment.

Tensions sociales et réforme des retraites

Le président Mulino cherche à éviter de nouvelles manifestations, comme celles de 2023, ou de nouvelles grèves telles que celle de 2025, lancée par les ouvriers du bâtiment, les enseignants et les cueilleurs de bananes. Ce mouvement a paralysé 90 % de l’activité dans le bâtiment, suspendu l’enseignement public et entraîné l’arrêt des activités de Chiquita Brands. Les revendications portaient principalement sur la réforme du système de retraites, l’accord bilatéral de coopération sécuritaire avec les États-Unis et la possible réouverture de la mine.

Échanges bilatéraux France–Panama

Les échanges commerciaux entre la France et le Panama sont principalement constitués d’exportations françaises (pharmacie, parfums et cosmétiques, navires et bateaux, agroalimentaire), qui atteignent 507 M EUR en 2024 après avoir retrouvé leur dynamique de croissance entre 2022 et 2024 (+43,2 %). Ces chiffres sont en partie tirés par le rôle du Panama comme plateforme de réexportations vers les autres pays d’Amérique Latine.

L’excédent commercial est largement en faveur de la France, à hauteur de 485 M EUR en 2024. Le Panama demeure le 1er client de la France au sein de la région Amérique Centrale et Caraïbes (hors Mexique), et le 6e client de la région Amérique Latine, Centrale et Caraïbes. Le premier poste d’exportations françaises est constitué par les produits pharmaceutiques (36,7 % des exportations totales, soit 185,8 M EUR), dont une grande partie transite par la Zone Libre de Colón, première zone franche mondiale pour le négoce des médicaments, devant Singapour. Les produits des industries agroalimentaires représentent 105 M EUR en 2024 (+104,6 % vs 2023), portés à 90 % par les boissons.

Points de vigilance

Économie dollarisée : l’absence de politique monétaire propre renforce l’importance de maintenir la soutenabilité budgétaire et la stabilité financière.

Chômage élevé et fort taux d’informalité : en 2024, 49 % de la main-d’œuvre était employée dans le secteur informel, avec des taux supérieurs à 70 % dans les communautés autochtones.

Les opérations du Canal de Panama restent fortement exposées aux effets du changement climatique (sécheresses, hausse du niveau de la mer).

En 2026, le service de la dette exigera 2,1 milliards de dollars supplémentaires par rapport à 2025, et les paiements d’intérêts 469 millions supplémentaires, pour des totaux dépassant respectivement 8 milliards et 3,7 milliards de dollars.

Des protestations ont éclaté en avril 2025 contre la réforme de la sécurité sociale, conduisant à des heurts avec les autorités et à de nombreuses arrestations, et coïncidant avec une chute significative de la cote de popularité du président Mulino.

Sources : FMI – Article IV Panama (août 2025), FMI – Profil Panama (2026), DG Trésor – Présentation pays Panama (mai 2025), DG Trésor – Relations commerciales bilatérales France-Panama (2025), Banque mondiale via Trading Economics – RNB/hab. PPA Panama (2024), Worldometer – Population Panama (2026), Coface – Fiche risque pays Panama (2026), US Department of State – Investment Climate Statements Panama (2025)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 4,621

Taux de croissance du PIB réel : 2026 (estim.) : 4,0 % ; 2025 (estim.) : 4,5 % ; 2024 : 2,9 %

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 41 292

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 13,18 (−21 %)
Import : 26,68 (−22 %)

Note : La forte contraction des exportations est liée à la fermeture de la mine de cuivre Cobre Panamá fin 2023, qui représentait jusqu’à 73 % des exportations panaméennes.

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) :
1 – États-Unis 17,4 %
2 – Chine 15,4 %
3 – Mexique 4,5 %
4 – Costa Rica 3,5 %
5 – UE (chiffre le plus récent disponible)

Exportations françaises 2024 : 0,507 Md EUR, +15,8 %

Indice de perception de la corruption (CPI 2025) : 114/182, score 33/100

Point d’attention : La Cour suprême du Panama a déclaré inconstitutionnel le cadre juridique sous-tendant la concession des terminaux de Balboa (Pacifique) et Cristóbal (Atlantique) accordée à Panama Ports Company (PPC), liée au contrat-loi de 1997. Ces deux terminaux, opérés par Hutchison (CK Hutchison, Hong Kong), représentent des infrastructures portuaires stratégiques de premier plan. Cette décision, intervenue dans un contexte de pression américaine pour réduire l’influence chinoise dans la zone du Canal, génère une incertitude juridique significative sur la gestion portuaire du pays et pourrait affecter les flux logistiques transitant par Panama City.

Sources : FMI – Panama Country Page (2025), FMI – Article IV 2025, DG Trésor – Fiche pays Panama (2025), DG Trésor – Relations bilatérales France-Panama (2025), Transparency International – CPI 2025 (2026), TradeImeX – Panama trade data (2026), CSIS – Panama ports Hutchison (2026)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : moyen, tendance à la dégradation Risque client : moyen, à surveiller ⚠ Point d’attention : Depuis début 2025, les pressions géopolitiques américaines sur la souveraineté du Canal de Panama se sont intensifiées,...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Panama — Mobilité et pratique

S’y rendre

Formalités d’entrée. Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour séjourner moins de 90 jours au Panama. Ils doivent toutefois présenter à l’entrée un billet d’avion retour et justifier d’une solvabilité financière d’un minimum de 500 dollars, ou son équivalent en carte de crédit, référence bancaire ou chèques de voyage. La loi panaméenne exige que le passeport soit valide au minimum trois mois après la date d’arrivée ; une validité de six mois est vivement conseillée, car parfois exigée par les services de migration. À l’arrivée, quel que soit le point d’entrée, il est impératif de s’assurer que le tampon comportant la date d’entrée a bien été apposé dans le passeport : son absence constitue une infraction grave (impossibilité d’embarquer sur un vol international, arrestation, amende de 1 000 à 5 000 dollars).

Long séjour et travail. Au-delà de 90 jours, une extension de séjour peut être demandée sur justificatif. Le recours à un avocat est obligatoire pour toutes les démarches relatives à la demande de visa de long séjour. Le visa de pays ami (accessible aux Français) est temporaire pendant deux ans, puis permanent à l’issue de la troisième année ; il concerne notamment les investisseurs, chefs d’entreprise ou personnes disposant de revenus stables. Un Visa Friendly Nations, accessible aux ressortissants français, permet d’obtenir un permis de résidence en créant une entreprise ou en étant embauché par une société locale.

Conduite automobile. En tant que touriste, il est possible de conduire au Panama pendant trois mois avec le permis de conduire français. Il est recommandé d’être également muni d’un permis international, qui doit accompagner le permis français original, car il n’en constitue qu’une traduction.

Alertes sécuritaires à l’entrée sur le territoire. Il est fortement déconseillé de se rendre dans la province du Darién (zone frontalière avec la Colombie) en raison de la présence de groupes armés et de trafiquants de drogue ; cet avertissement s’étend à la partie la plus orientale de la province de Guna Yala (San Blas). À Colón, deuxième ville du pays, la sécurité est dégradée ; les déplacements y sont déconseillés sauf raison impérative.

⚠ Point d’attention : Une réforme du régime des retraites promulguée en 2025, visant à remplacer le modèle de solidarité intergénérationnelle par un système de comptes individuels pour les nouveaux cotisants, a déclenché une grève nationale. La réforme, qui prévoit une hausse des cotisations patronales de 4,25 % à 7,25 %, a été dénoncée par les syndicats comme une privatisation du système social. Le gouvernement Mulino doit éviter l’émergence de nouvelles manifestations : la grève de 2025, lancée par les ouvriers du bâtiment, les enseignants et les cueilleurs de bananes, avait paralysé 90 % de l’activité dans le bâtiment et suspendu l’enseignement public. Des tensions persistent également suite aux déclarations du président américain Donald Trump sur le canal de Panama. Ces mouvements sociaux peuvent bloquer des axes routiers et affecter ponctuellement les déplacements professionnels.

Chiffres clés

Indice de Paix Mondiale (GPI 2025) : Panama est classé 84e sur 163 pays avec un score de 2,006 (en amélioration de 4 places par rapport à l’édition précédente).

Coût de la vie (2026) : En moyenne, le coût de la vie au Panama en 2026 est 20 % moins élevé qu’en France.

Loyers à Panama City (2025) : Studio ou petit appartement dans les quartiers centraux : 700 à 1 000 USD/mois ; appartement 2 chambres : 1 000 à 1 500 USD/mois.

Français immatriculés : Au 31 décembre 2016, 1 822 Français étaient inscrits sur les registres consulaires au Panama (chiffre le plus récent disponible).

Salaires expatriés : Les salaires pour les expatriés qualifiés au Panama vont de 50 000 à plus de 150 000 USD par an selon le poste et le secteur.

Sécurité sur place

Si le niveau de sécurité demeure globalement satisfaisant au Panama, il convient de faire preuve d’une grande vigilance dans la capitale : des cas de vols, d’agressions à main armée et de règlements de compte liés au trafic de drogue sont en augmentation. Sont déconseillés la nuit et sauf raison impérative les quartiers El Chorillo, Calidonia, Curundu, Juan Diaz, Santa Ana, Tocumen et San Miguelito. Des cas de vol à main armée de groupes de touristes ont par ailleurs été rapportés dans le Parc National Chagres, aux alentours de la cascade Quebrada Bonita.

Les comportements sexistes et les agressions sexuelles existent au Panama ; pour les femmes voyageant seules, il est recommandé d’éviter les zones peu fréquentées, particulièrement le soir ou la nuit.

En matière de transport en ville, les taxis et VTC (Uber, InDriver) sont très abordables (2 à 5 USD la course en moyenne) ; les bus coûtent moins d’1 USD et le métro 0,35 USD le trajet. Il est fortement conseillé de privilégier les VTC tracés (Uber) plutôt que les taxis jaunes sans compteur, notamment la nuit.

Marché du travail et secteurs porteurs

Le marché du travail panaméen est très encadré et privilégie d’abord la main-d’œuvre locale. La règle générale impose qu’au moins 90 % de l’effectif d’une entreprise soit composé de Panaméens ou d’étrangers résidents de longue date. Des exceptions existent : les entreprises de moins de 10 salariés peuvent embaucher un étranger, et si le poste requiert des compétences spécialisées indisponibles localement, le quota de personnel étranger monte à 15 %.

Les secteurs les plus porteurs pour les expatriés sont les services financiers, la logistique, le tourisme, les technologies de l’information et la construction. La capitale Panama City concentre la majeure partie des services financiers, logistiques et touristiques, qui représentent à eux seuls près de 70 % du PIB annuel. Côté fiscalité, les salaires sont soumis à un impôt progressif de 15 à 25 %, mais de nombreuses exonérations existent pour les salariés étrangers à temps plein.

Les principales plateformes de recrutement actives au Panama sont : Indeed Panama, Computrabajo et LinkedIn. Il est conseillé d’effectuer les recherches d’emploi avant le départ et de signer si possible un contrat avec une entreprise locale ou une multinationale, les autorités panaméennes favorisant ce profil pour l’obtention des permis.

Coût de la vie et logement

En moyenne, le coût de la vie au Panama est environ 15 à 20 % inférieur à celui de la France. À Panama City, il faut prévoir un budget mensuel de 2 500 à 3 000 USD pour une personne seule et 3 500 à 4 000 USD pour un couple. Dans les zones centrales non luxueuses (San Francisco, El Cangrejo, Bella Vista), un appartement d’1 à 2 chambres coûte entre 900 et 1 700 USD/mois ; dans les secteurs haut de gamme en bord de mer (Punta Pacífica, Costa del Este), les tarifs montent de 1 500 à 3 000 USD et plus.

Les expatriés recourent quasi systématiquement au secteur privé de santé, où les soins sont rapides et de qualité : une consultation généraliste coûte entre 30 et 50 USD, une consultation spécialisée entre 60 et 100 USD. Une assurance santé privée représente entre 100 et 300 USD par mois pour un couple selon la couverture choisie.

Santé et précautions médicales

La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour les séjours dans les zones continentales situées à l’est de la zone du canal de Panama (l’Est, le Darién et la communauté Kuna notamment). Elle est par ailleurs exigée pour les voyageurs en provenance de pays où elle est endémique. Des cas de variole du singe ont été recensés sur le territoire panaméen. La dengue, transmise par piqûres de moustiques, est présente toute l’année au Panama et reste particulièrement importante pendant la saison humide, d’avril à novembre.

Il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance couvrant l’ensemble des frais médicaux (chirurgie, hospitalisation) et de rapatriement sanitaire ; ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place. Plusieurs hôpitaux locaux ont signé des accords avec certaines mutuelles françaises, permettant l’admission pour hospitalisation sans dépôt de garantie préalable.

Présence française et communauté expatriée

L’ambassade de France est située sur la place de France, au cœur du Casco Antiguo (Casco Viejo) à Panama City. La présence française au Panama se traduit notamment par un Lycée français International, une Alliance française, diverses associations pour expatriés, et plusieurs entreprises multinationales françaises impliquées dans des projets d’infrastructure majeurs tels que le métro de Panama.

Coordonnées de l’ambassade de France au Panama :

Adresse : Plaza de Francia – Las Bóvedas, San Felipe, Panama City

Tél. : +507 211 62 30 — Télécopie : +507 211 62 41

Site : pa.ambafrance.org

Section consulaire (France Consulaire) : +507 833 83 41, du lundi au vendredi de 14 h à 20 h

Prises de rendez-vous consulaires par courriel : [email protected]

Ambassade du Panama en France :

145, avenue de Suffren, 75015 Paris — Ambassadrice : Joanna L. Villarela Rodríguez (depuis 2025)

Tél. : +33 (0)1 45 66 07 88

Site : embajadadepanamaenfrancia.fr

Le Panama dispose également d’un consulat général à Marseille.

Conseils pratiques

Vérifier la page Conseils aux voyageurs du MEAE avant tout déplacement (dernière mise à jour : 20 mars 2026).

S’inscrire sur Ariane (système d’inscription consulaire du MEAE) pour être informé en cas de crise.

Pour exercer une profession réglementée ou poursuivre des études universitaires au Panama, il est nécessaire de faire reconnaître ses diplômes français auprès du Ministère panaméen de l’Éducation nationale.

À Panama City, l’anglais est largement utilisé dans les milieux professionnels, mais l’espagnol reste indispensable pour gérer le quotidien hors des cercles internationaux.

Les zones forestières et montagneuses peuvent être dangereuses pendant la saison des pluies (mars à décembre) ; recourir aux services d’un guide local qualifié et privilégier les sorties en groupe est vivement conseillé.

Numéro d’urgence local : 911 (Police nationale panaméenne).

Sources : Diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Panama (mars 2026), Ambassade de France au Panama (2026), Service-public.fr – Section consulaire Panama (novembre 2025), Global Peace Index 2025 – Vision of Humanity (juin 2025), Numbeo – Coût de la vie au Panama (mars 2026), Combien-coute.net – Coût de la vie Panama (2026), Conciergerie Panama – Budget expatrié 2025 (décembre 2025), Coface – Fiche risque pays Panama (2025-2026), Institut Pasteur – Vaccins et santé voyage Panama, France au Panama – Venir au Panama (novembre 2025)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE AU PANAMA ET AUX BAHAMAS
Représentation diplomatique française, couvrant le Panama et les Bahamas. L’ambassadrice en poste est Aude de Amorim.
Adresse : Plaza de Francia – Las Bovedas, San Felipe, AP 081607945 – Panama City
Tél. (section chancellerie) : +507 211 62 00 / +507 211 62 23
Tél. (section consulaire – France Consulaire) : +507 833 83 41
Site : https://pa.ambafrance.org
Liste de notoriété d’avocats (ambassade) : https://pa.ambafrance.org/Liste-de-notoriete-d-avocats

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL – DG TRÉSOR (SE DE PANAMA)
Le Service économique de Panama, rattaché à la Direction générale du Trésor, assure le suivi macroéconomique et financier du Panama, du Costa Rica et des États de la Caraïbe anglophone. Il accompagne les entreprises françaises souhaitant s’implanter ou développer leurs exportations.
Adresse : Plaza de Francia, Las Bovedas, San Felipe – Panama City
Tél. : +507 211 62 30 / +507 211 62 32
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/PA

BUSINESS FRANCE
Business France n’a pas de bureau permanent au Panama. La couverture du pays est assurée depuis le bureau régional de Mexico, en lien avec le Service économique de Panama et en partenariat opérationnel avec la CCI France Panama (partenaire Team France Export désigné sur place).
Site : https://www.businessfrance.fr
Team France Export Panama : https://www.teamfrance-export.fr

Les acteurs privés

CCI FRANCE PANAMA
Créée en 2015, la CCI France Panama est le partenaire opérationnel de référence de la Team France Export au Panama. Elle accompagne les entreprises françaises dans leur prospection, leur implantation, leur recrutement et leur mise en réseau local. Elle regroupe plus de 80 membres issus de tous les secteurs économiques et fait partie du réseau mondial CCI France International (125 chambres dans 98 pays). En septembre 2025, elle a organisé la première édition de la Semaine de la France au Panama.
Adresse : Plaza de Francia, Las Bovedas, San Felipe – Panama City (à confirmer sur le site officiel)
Tél. : +507 6892-4119
Email général : [email protected]
Email événements : [email protected]
Email direction : [email protected]
Site : https://www.ccfrancepanama.com

Avocats d’affaires francophones

ARIAS, FÁBREGA & FÁBREGA (ARIFA)
L’un des cabinets d’affaires les plus réputés du Panama, fondé en 1914, classé dans les premières positions par Chambers & Partners, Legal 500 et IFLR. Travaille en espagnol, anglais et français. Couvre 31 domaines du droit organisés en groupes de pratique (droit des sociétés, banque-finance, fusions-acquisitions, marchés de capitaux, droit maritime, contentieux international, fiscalité, droit social, immobilier, propriété intellectuelle). Membre exclusif pour le Panama des réseaux Lex Mundi, Interlaw et PRAC. Bureaux affiliés à Londres, Hong Kong, Îles Vierges britanniques, Belize et Uruguay.
Adresse : ARIFA Building, 10th Floor, West Boulevard, Santa María Business District – Panama City
Tél. : +507 205 7000
Site : https://www.arifa.com

MORGAN & MORGAN
Cabinet panaméen à service complet fondé en 1923, l’un des plus grands du pays. Régulièrement sollicité par des multinationales françaises et européennes opérant au Panama. Dispose du plus grand département de résolution des litiges au Panama. Domaines : droit des sociétés, banque-finance, arbitrage international, droit maritime, droit social, immigration, droit minier, immobilier. Membre des réseaux ALFA International, TerraLex et Employment Law Alliance.
Adresse : MMG Tower, 23rd Floor, Ave. Paseo del Mar, Costa del Este – Panama City
Site : https://morimor.com

EXPATLEGAL PANAMA
Cabinet d’avocats 100 % francophone, spécialisé dans l’accompagnement des entreprises et investisseurs français et européens : droit des sociétés, création de structures offshore, contrats internationaux, permis de résidence, optimisation fiscale et protection d’actifs. Actif depuis 2015.
Tél./WhatsApp : +507 6571 83 52
Site : https://expatlegalpanama.com

AVOCAT-PANAMA.COM
Cabinet 100 % francophone, établi au Panama depuis plus de 15 ans, assermenté au barreau panaméen. Spécialités : droit commercial et des sociétés, droit de l’immigration, démarches administratives pour francophones.
Tél. : +507 6040 3355
Email : [email protected]
Site : http://avocat-panama.com

Sources d’information internet

Ambassade de France au Panama et aux Bahamas – actualités, services consulaires, liste de notoriété d’avocats

DG Trésor – Fiche Panama – données économiques bilatérales, équipe du Service économique

DG Trésor – Relations commerciales bilatérales France-Panama – statistiques d’échanges 2024

CCI France Panama – services aux entreprises, actualités du marché, adhésion

CCI France International – Panama – fiche pays, coordonnées locales

Business France – dispositifs d’accompagnement export

Team France Export – offre de services au Panama via la CCI France Panama

ARIFA – Arias, Fábrega & Fábrega – premier cabinet d’affaires du Panama

Morgan & Morgan – cabinet panaméen à service complet

OSCI – Annuaire des conseillers spécialisés à l’international

Sources : Ambassade de France au Panama (2026), Annuaire Service-Public.fr (2025), DG Trésor – Panama (2025-2026), Ambassade de France Costa Rica – SE Panama (2025), CCI France Panama (2025-2026), CCI France International (2025), France au Panama – coopération économique (2025), ARIFA (2025), Morgan & Morgan (2026), ExpatLegal Panama (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Performance logistique et environnement des affaires

Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale 2023

Le Doing Business ayant été définitivement abandonné par la Banque mondiale en 2021, la référence en matière de performance logistique est désormais le Logistics Performance Index (LPI). Le programme B-READY (Business Ready), successeur du Doing Business, couvre 101 économies dans son édition 2025. Il est prévu d’étendre cette couverture à plus de 160 économies en 2026. Le Panama n’est pas encore inclus dans B-READY 2025 ; c’est donc le LPI qui constitue la référence applicable.

Dans le classement LPI 2023 de la Banque mondiale, le Panama obtient un score global de 3,1/5, le plaçant au 57e rang mondial. Ce résultat est tiré par de bonnes performances en matière d’efficacité douanière et d’infrastructure portuaire, ce qui permet au Panama de se maintenir parmi les marchés logistiques les mieux classés d’Amérique latine, aux côtés du Chili et du Brésil. Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays.

Le LPI agrège six dimensions clés : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, qualité des services logistiques, traçabilité des cargaisons et ponctualité des livraisons.

Index of Economic Freedom – Heritage Foundation 2025

Selon l’Index de Liberté Économique 2025 de la Heritage Foundation, le Panama est classé comme une économie « modérément libre », gagnant quatre positions pour se hisser au 56e rang mondial avec 65,5 points, et au 10e rang parmi les 32 pays des Amériques. Si le pays continue de faire face à des défis en matière d’état de droit, de transparence et d’efficacité judiciaire, son score de liberté économique dépasse les moyennes mondiale et régionale.

Infrastructure de transport et logistique

Le canal de Panama : principal atout logistique

Le canal de Panama traite 6 % du trafic maritime mondial, avec plus des deux tiers de ses flux à destination ou en provenance des ports américains. La combinaison du canal, des terminaux portuaires biocéaniques, d’un hub de fret aérien et de zones économiques spéciales crée un écosystème logistique intégré pour le mouvement efficace et fiable des marchandises.

Reprise du trafic après la sécheresse historique. L’Autorité du Canal de Panama (ACP) a enregistré une chute de 29 % des transits de navires durant l’exercice fiscal 2024, en raison de la sécheresse historique de 2023-2024. Le nombre de transits pour l’exercice fiscal 2025 (FY2025) a bondi de 19,3 % pour atteindre 13 404, contre 11 240 l’année précédente lors de la sécheresse. Le canal a clôturé l’exercice 2025 avec des revenus totaux de 5,7 milliards USD, soit 14,4 % de plus que les 4,98 milliards de l’exercice précédent.

En juillet 2025, l’ACP a levé toute alerte sur les niveaux d’eau pour le reste de l’année et le début 2026 : il n’y aura pas de répétition de la sécheresse. Cependant, les transits n’ont pas encore retrouvé les niveaux d’avant la sécheresse : la moyenne journalière en juin 2025 s’établissait à 31,4 sur 36 créneaux disponibles.

Ports maritimes

Le Panama dispose d’un réseau portuaire dense, en grande partie tourné vers le transbordement. En 2025, le Colon Container Terminal (CCT, groupe Evergreen) a augmenté ses mouvements de conteneurs pour atteindre 1,74 million de TEUs, dont 88 % en opérations de transbordement, contre 1,57 million de TEUs en 2024. La Zone Franche de Colón (ZFC), adjacente au port de Cristóbal, est le plus grand port franc des Amériques. Le port de Cristóbal dispose d’un interface ferroviaire direct reliant ses dépôts de conteneurs au Panama Canal Railway ; ce chemin de fer de 47 miles fonctionne comme un « canal sec » très efficace, capable de transborder des conteneurs entre les côtes atlantique et pacifique en quelques heures.

Investissements portuaires majeurs : plan Vision 2025-2035

En novembre 2025, l’ACP a dévoilé un plan de modernisation ambitieux de 8,5 milliards USD, englobant le développement de nouveaux terminaux portuaires, un pipeline gazier et un grand projet de réservoir d’eau destiné à renforcer la capacité opérationnelle et la résilience à long terme. Les deux nouveaux terminaux à conteneurs sont prévus à Corozal (côte Pacifique) et à Telfers Island (côte Atlantique), avec pour objectif de porter la capacité annuelle de conteneurs de 9,5 millions à environ 15 millions de TEUs. Le délai de soumission des dossiers de préqualification a été fixé au 8 juin 2026, avec une attribution des concessions envisagée pour fin 2026 et un démarrage des opérations en 2029.

Infrastructure énergétique complémentaire. L’ACP a également annoncé le développement d’un pipeline gazier transcanaléen de 47 miles reliant les côtes Pacifique et Atlantique, d’une capacité de 2,5 millions de barils de gaz par jour, dont le coût est estimé entre 4 et 5 milliards USD et qui a déjà suscité l’intérêt de quelque 45 compagnies énergétiques.

Transports terrestres et multimodaux

Le réseau autoroutier relie Panama City à Colón via la Corredor Norte. La Zone Franche de Colón, à l’entrée Atlantique du Canal, constitue un centre de distribution naturel desservant l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud et les Caraïbes ; elle est entourée de quatre terminaux portuaires à conteneurs, deux terminaux de croisière, un aéroport international et un terminal ferroviaire. De janvier à octobre 2025, les transits de navires sur le Canal ont progressé de 5,6 % en glissement annuel, consolidant le rôle du Panama comme moteur commercial régional.

Douane et commerce transfrontalier

Sur le plan douanier, les données les plus récentes disponibles restent celles du Doing Business 2020 (chiffres les plus récents publiés avant l’arrêt de l’indice) :

À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 24 h ; coût 270 USD) ; respect des exigences documentaires (6 h ; 60 USD).

À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 24 h ; coût 490 USD) ; respect des exigences documentaires (6 h ; 50 USD).

(Chiffres les plus récents disponibles, Doing Business 2020. Des données actualisées seront disponibles dans B-READY 2026 dont le Panama devrait faire partie selon le calendrier de déploiement progressif de la Banque mondiale.)

Le score LPI 2023 du Panama est porté notamment par sa performance en matière d’efficacité douanière et d’infrastructure portuaire. L’ACP applique un système de réservation de créneaux (slot booking) pour la traversée du canal, incluant des enchères optionnelles permettant aux navires d’améliorer leur position dans la file d’attente.

Points de vigilance

Risque climatique structurel sur le canal : des conditions de sécheresse sévère ont frappé la région de fin 2022 à 2024, contraignant le canal à réduire les transits et à imposer des restrictions de tirant d’eau. Des études scientifiques publiées en 2025 montrent que des conditions de sécheresse perturbant les transits deviendront monnaie courante sous les scénarios d’émissions élevées. La construction d’un réservoir sur le Rio Indio est prévue à partir de 2027 pour sécuriser l’approvisionnement en eau.

Dépendance aux flux Asie–Amériques : les tarifs douaniers américains sur la Chine ont entraîné une forte baisse des commandes de fret maritime, et avec 75 % de son trafic lié aux États-Unis, le canal est exposé à ce risque. « Toute récession mondiale ou américaine impactera le canal », souligne le vice-président des opérations de l’ACP.

Risque de congestion en cas de hausse des volumes : entre juin et juillet 2025, le temps médian d’accostage à Panama City (côté Pacifique) a bondi de 11 à plus de 15 heures, soit +34 %.

Expropriation et sécurité juridique des concessions : le Panama a procédé à l’expropriation de 27 hectares appartenant à la société Panama Colon Container Port (PCCP), qui détenait depuis 2013 une concession pour le développement d’un terminal sur l’île Margarita. Ce précédent, combiné à l’annulation de la concession Hutchison, soulève des questions sur la sécurité juridique des concessions portuaires.

⚠ Point d’attention : La situation géopolitique autour du canal a connu une évolution majeure depuis début 2025. Le Panama a annulé les concessions portuaires détenues par Panama Ports Co. (filiale de CK Hutchison, Hong Kong), transférant la gestion intérimaire des terminaux de Balboa (Pacifique) et Cristóbal (Atlantique) à Maersk et MSC, suite à un arrêt de la Cour suprême déclarant les concessions inconstitutionnelles. En réponse, la Chine a commencé à inspecter et retenir des navires battant pavillon panaméen dans ses ports : sur les 27 navires retenus entre le 1er et le 10 avril 2026, 20 sont sous pavillon panaméen. Cette situation crée une incertitude opérationnelle pour les exportateurs utilisant des navires sous pavillon panama ou transitant via des opérateurs concernés. Le gouvernement panaméen a pris le contrôle officiel des installations portuaires, en visant un retour à une concession normale dans un délai de 18 mois.

⚠ Point d’attention : Le président panaméen José Raúl Mulino a déclaré début janvier 2026 que la crise avec les États-Unis au sujet du canal était terminée. Panama s’est engagé à ne pas renouveler le mémorandum d’entente conclu en 2017 pour adhérer à l’initiative chinoise des Nouvelles Routes de la Soie (Belt and Road Initiative). Cependant, la pression diplomatique américaine et les rétorsions chinoises continuent de faire peser une incertitude sur l’environnement logistique et les concessions portuaires du pays.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (Panama, 57e rang, score 3,1), Panama Logistics Web Portal – LPI 2023, LatamFDI – Panama Leading Logistics Hub (2025), Banque mondiale – B-READY 2025, Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2025 (Panama, 56e rang, 65,5 pts), Panama Logistics Web Portal – CCT (2025), Seatrade Maritime – Canal FY2025 (octobre 2025), ACP – Appel à préqualification Corozal/Telfers (avril 2026), CNBC – Annulation concession Hutchison (février 2026), WWD / Sourcing Journal – Rétorsions chinoises sur navires panaméens (avril 2026), Kuehne+Nagel / Lloyd’s List – Niveaux d’eau canal (juillet 2025)

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