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2 janvier 2017

Le sourcing en 10 étapes – 5ème édition, 2016 (Le Moci)

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Le MOCI a publié le jeudi 29 septembre 2016 la 5ème édition de son guide Le sourcing en 10 étapes. Ce guide à l'usage des importateurs remplace L'import en 10 étapes. Seul le titre du guide change pas son contenu.

Vous pouvez commander ce numéro dans notre librairie
en ligne en cliquant ICI

De l’enjeu d’optimiser et sécuriser son sourcing international
Le Made in France a le vent en poupe mais – et les deux sont compatibles – il ne doit pas faire oublier la très grande ouverture du pays, de ses entreprises et de ses consommateurs aux approvisionnements extérieurs ! La France, qui est le sixième importateur mondial et le troisième de l’Union européenne (2015), a ainsi importé pour environ 509 milliards d’euros (Mds EUR) de biens en provenance de quelque 242 états et territoires, selon les statistiques de commerce extérieur des douanes françaises.

La part de l’Union européenne (à 28), si elle reste prépondérante, tend à diminuer : 57,5 % des sources d’approvisionnement en 2015 (58,1 % en 2013). Inversement, poussée par l’ouverture des échanges et l’internationalisation croissante des chaînes d’approvisionnement, la part des pays tiers dans les achats de l’Hexagone se rapproche des 45 %, répartis entre différentes zones : 7,2 % d’Europe hors UE, 9,2 % d’Amérique, 16,9 % d’Asie, 4,5 % d’Afrique et 1,8 % du Proche et Moyen-Orient.

Pour les quelque 120 000 à 130 000 opérateurs qui importent chaque année en France des matières premières, des produits semi-finis ou des produits finis prêts à consommer, maîtriser la chaîne d’approvisionnement internationale doit être un enjeu stratégique, essentiel à la compétitivité : celle qui repose sur le prix, bien sûr, mais pas seulement, celle qui repose aussi sur la qualité promise au marché. Dans le cas contraire, ce serait une négligence d’autant plus préjudiciable qu’à l’international, les risques à maîtriser sont nombreux et très évolutifs, et exposent tout autant les grandes que les petites entreprises. La perte d’exploitation et l’interruption de la chaîne logistique sont ainsi au top 10 des risques identifiés chaque année par le baromètre international des risques d’Allianz (1).

L’impact du nouveau Code des douanes de l’Union (CDU)
Dans ce contexte, les entrepreneurs ne doivent pas traiter leurs opérations de sourcing et d’importation à la légère ! D’autant plus s’ils sont à la tête de PME qui ne peuvent se permettre de voir une commande compromise par la défaillance d’un fournisseur lointain ou de payer plus cher un produit importé par le jeu des droits de douane du seul fait d’une mauvaise maîtrise des règles d’origine !

Après la réforme de la TVA import en France en 2015, après celle, au niveau européen, du Système de préférence généralisé (SPG), un fait nouveau devrait d’autant plus inciter cette année les opérateurs à soigner la gestion de leurs opérations à l’importation : l’entrée en vigueur dans toute l’Union européenne, le 1er mai 2016, du nouveau Code des douanes de l’Union (CDU).

Quel est son impact sur les importateurs ? Destiné à simplifier la vie des entreprises de confiance, en particulier celle ayant le certificat d’opérateurs économiques agréé (OEA), le CDU mise sur la digitalisation des déclarations et des contrôles avec pour objectif de rendre l’Europe plus compétitive. Une période de transition s’est ouverte pour permettre à tous les pays de s’adapter : elle durera jusqu’à 2020 pour certains volets du CDU.

Tout au long du présent guide, les auteurs précisent à chaque fois que c’est nécessaire l’impact concret du nouveau CDU sur les règles et pratiques de l’importation.

À cet égard, poser les bonnes questions, apporter des réponses, alerter sur de nouvelles règles essentielles : c’est toute l’utilité de ce guide qui est rédigé et mis à jour par nos sept auteurs, tous des professionnels de terrain.

Étape par étape, nous y proposons à la fois une revue pratique des bases indispensables à tout professionnel, mais aussi les réponses concrètes, précises et concises à ses questionnements : stratégie, sourcing et recherche de fournisseur, maîtrise du produit (espèce, valeur, origine), contrat d’achat, aspects logistiques, contrôles qualité, transport, dédouanement, communication, recrutement de personnel dédié aux achats internationaux…

À l’international, rien n’est à négliger !

Christine Gilguy

(1) Allianz Risk Barometer 2016 sur www.agcs.allianz.com

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