L’expatriation a toujours la cote auprès des salariés français, mais leur couverture santé et la scolarisation de leurs enfants constituent toujours deux sources majeures d’inquiétude, selon une récente étude
Les Français du bout du monde sont plutôt contents de leur sort. C’est en tout cas ce qui ressort du baromètre annuel d’Expat Communication, société qui accompagne les entreprises et leurs salariés dans leurs projets de mobilisation internationale. Leur moral affiche un niveau élevé (72/100) avec des disparités selon leur profil : les retraités arrivent en tête (77/100), suivis par les VIE/VIA ou les travailleurs humanitaires (76/100), les salariés détachés (73/100), les employés en contrat local (69/100) et les conjoints accompagnateurs (68/100).
Leur moral fléchit à 67/100 une fois de retour en raison de la perte de repères et des difficultés de la réadaptation. A l’étranger leur principale préoccupation demeure l’éducation des enfants. L’enquête menée avec Ermitage Group révèle que 55 % des familles choisissent le système scolaire français, 36 % les écoles internationales et une minorité les systèmes locaux. La réputation académique, la proximité et le multilinguisme sont les critères les plus cités. Si 59 % des parents estiment que leurs enfants se sont bien adaptés, 21 % ont eu besoin d’un soutien spécifique, dont un tiers de nature psychologique.
Un tiers des répondants renoncent à des soins
La question de la qualité de l’instruction dispensée se double de celle de son financement. En effet, deux tiers des familles assument seules les frais de scolarité et 84 % ne perçoivent aucune aide. Autre sujet d’inquiétude : la santé. Si 91 % des expatriés interrogés disposent d’une couverture santé (en général via la Caisse des Français de l’étranger et une complémentaire privée) 29 % affirment ne pas comprendre parfaitement leur contrat et 64 % sont en demande d’un meilleur accompagnement pour en décoder les garanties et les exclusions.
Le coût des soins reste une préoccupation majeure. A tel point que 34 % des expatriés y renoncent ou les reportent pour des raisons de budget. Ils attendent de leurs assureurs, dont la satisfaction est jugée « juste suffisante », plus de pédagogie, des outils digitaux performants, une offre plus flexible et plus adaptée.
Point positif : 85 % des répondants estiment que leur séjour à l’étranger a répondu à leurs attentes initiales, qu’il s’agisse d’une montée en compétences, d’une ouverture culturelle ou d’une évolution hiérarchique. Enfin près d’un expatrié sur deux vit à l’étranger depuis plus de dix ans et 39 % n’envisagent pas de retour.
S.C.
