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© François Pargny
Entreprises & secteurs

« Je devrais me concentrer sur la grande exportation, le marché aux États-Unis ou en Chine, mais, au lieu de cela, je suis obligé de sensibiliser les acteurs publics et privés en France aux menaces qui pèsent sur la profession », a déclaré, lors d’une conférence de presse, le 3 septembre, Yves Lyon-Caen (notre photo), président de la Fédération des industries nautiques (Fin) évoquant « l’alourdissement de la fiscalité sur la plaisance » et « les nouveaux risques », comme les restrictions de navigation ou les taxes de mouillage dans les parcs naturels.

Or, « le marché français, bien que résistant, va connaître sa troisième année de baisse », estime la Fin, et les régions frontalières de l’Hexagone, en particulier, subissent une « concurrence accrue ».

En Italie, explique Yves Lyon-Caen, prenant le contre-pied d’un de ses prédécesseurs, Mario Monti, le Premier ministre actuel, Matteo Renzi a décidé de ramener à 10 % la TVA sur la location des places dans les ports. « Le gouvernement italien a, selon lui, compris que le nautisme est un facteur de développement pour le commerce, les services ou l’artisanat », alors que dans l’Hexagone, « sur la Côte d’Azur, en Corse, c’est-à-dire à 20 minutes de la Sardaigne, les taux sont deux fois plus élevés ».

Les régions littorales concentrent en France près de 85 % de l’activité économique de l’industrie et des services nautiques. Et sur le million de bateaux immatriculés en France, la Fin estime « à 500 000 le nombre actif sur nos côtes », dont « 400 000 avec une motorisation inférieure à 600 chevaux et 100 000 au-delà utilisés par une clientèle plus aisée, française et étrangère, souhaitant naviguer chez nous », précise le président de la fédération.

Or, cette catégorie aisée pourrait être tentée de partir en Italie, « mais aussi en Croatie ou en Espagne, pointe-t-il, en raison des distorsions de concurrence », ce qui aurait un impact certain sur l’emploi (34 000 emplois directs en France) et le chiffre d’affaires généré (3,7 milliards d’euros par an).

Plaisance : Hausse de 10 % du marché américain

Du côté des fabricants français de voiliers et bateaux à moteur, qui réalisent les deux tiers de leurs livraisons à l’export, on se félicite de la légère reprise mondiale – une première depuis 2008 – due au dynamisme du marché nord-américain. Bien que les ventes aux États-Unis aient chuté de 70 % entre 2007 et 2013, ce pays reste le principal débouché mondial.

La fédération américaine des constructeurs de bateaux de plaisance ou National Marine Manufacturers Association (NMMA) annonce une progression de 10 % en volume, alors que le chiffre d’affaires, en hausse de 3,2 % en 2013, s’est élevé à 36,7 milliards de dollars.

« La crise aux États-Unis a été d’une telle violence, commente Yves Lyon-Caen, que nombre de chantiers y ont disparu. Mécaniquement, quand la baisse du marché s’est stabilisée il y a deux ans, puis qu’il y a reprise l’an dernier, les entreprises internationales, notamment françaises, qui étaient restées - présentes aussi dans les grandes manifestations d’Indianapolis et de Floride - ont été les premières à en profiter ».

En Europe, la situation du marché est hétérogène : « plutôt en hausse au Royaume-Uni et dans les nations scandinaves, assez stable en Allemagne, avec des frémissements en Espagne, grâce au rebond de la consommation d’une partie de la population, et en difficulté en Italie, ce qui reste un mystère pour nous », précise le président de la Fin.

La situation des grands émergents n’est pas non plus favorable. « Les dévaluations monétaires de 20 à 25 % à l’été 2013 ont réduit le pouvoir d’achat de certains de nos clients », constate le patron de la fédération française. Quant à la Chine, le contexte politique nuit aux affaires, Pékin ayant, en l’occurrence, entamé une politique de lutte contre la corruption et les signes extérieurs de richesse.

La Chine, invitée du Grand Pavois

La Chine sera, d’ailleurs, le pays invité au 42e Grand Pavois de La Rochelle, salon nautique international à flot (17-22 septembre). Une trentaine d’entreprises publiques, notamment des fonds d’investissement, devraient faire le voyage jusqu’en Charente-Maritime, « des rendez-vous B to B devant être organisés par le Conseil général », selon Christophe Vieux, le commissaire général. Le département développe des coopérations dans la province de Liaoning, notamment pour développer des écoles de voile dans le golfe de Corée. La ville portuaire de Dalian, en particulier, s’est dotée de plusieurs salons nautiques.

Reste que, faute de culture nautique, la Chine, malgré ses nombreuses côtes, représente encore un petit marché à développer. Ce sont surtout des investisseurs ou des plaisanciers qui vont naviguer en France. En Chine, le simple prestige prend encore le pas sur la pratique, certains bateaux étant arrimés à quai pour servir de salles de réception.

En France, la saison des salons s’ouvrira avec le Cannes Yachting Festival (9-14 septembre », nouveau nom – anglophone, donc plus facile à prononcer pour nombre d’étrangers - du Festival de la plaisance de Cannes. « Nous n’avons pratiquement pas d’exposants de Chine, mais de ce pays accueillons beaucoup plus de visiteurs », souligne la commissaire générale Sylvie Ernoult.

La 37e édition du rendez-vous cannois devrait accueillir, comme l’an passé, quelque 50 000 visiteurs. Sur une superficie globale d’expositions de 300 000 m2, 480 professionnels ont déjà annoncé leur participation, dont 55 % d’étrangers de 34 pays, et un nombre croissant d’équipementiers, ce qui se traduira par un agrandissement du Village des équipementiers. Dans un salon qui veut adapter ses structures à la demande (avec, par exemple, aussi l’élargissement de l’espace Tendance…), 550 bateaux seront représentés, dont 96 avant-premières mondiales.

Très orienté sur le segment de la voile, le Grand Pavois abritera 700 participants de 35 pays sur une superficie d’exposition de 100 000 m2, 650 bateaux dont 100 nouveautés et plus de 100 000 visiteurs y sont attendus. Selon Christophe Vieux, les retombées économiques directes de l’évènement se montent à 22 millions d’euros.

François Pargny

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