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31 mars 2011

Micro-nanoélectronique : recherche en pointe et soutien à la production

En matière de micro-nanoélectronique, le continent européen, la France en particulier, dispose de champions planétaires. Sa recherche est aussi soutenue par de grands clusters, comme à Grenoble et à Dresde en Allemagne. Sa grande faiblesse est la production, largement dominée par l’Asie. Ce continent attire de plus en plus les investisseurs internationaux. Non sans risque pour la place européenne.

Le 28 février dernier, l’association d’industriels de la micro-électronique, des écrans et de l’industrie photovoltaïque, SEMI Europe (Semiconductor Equipment and Materials International), et des industriels phares de la micro-nanoélectronique ont pointé les atouts de la filière et ses faiblesses, susceptibles de la pénaliser durablement. Certes, l’Europe peut compter sur des leaders mondiaux, présents tout au long de la chaîne de valeur, notamment, dans l’équipement automobile et les télécommunications avec Infineon, NXP, ST­Microelectronics, Bosch, ASML et Soitec, numéros un mondiaux, respectivement de la lithographie et de l’ingénierie du matériau.

L’Europe dispose aussi de deux clusters importants à Grenoble et à Dresde en Allemagne, regroupant à la fois recherche, industrie (production de volume et développement de technologies avancées) et enseignement supérieur. Ensemble, ils représentent 80 000 emplois, 9 500 chercheurs et des investissements annuels de 1,5 milliard d’euros. « Nous avons 50 ans d’expérience et l’Asie 20 seulement. Nous sommes très innovateurs, accoutumés à travailler en partenariat, détenons des leaderships dans de nombreuses technologies comme les MEMS [Microelectromechanical Systems, en français systèmes microélectromécaniques], les technologies analogiques », se réjouit Alain Astier, Group VP stratégies industrielles de STMicroelectronics à Grenoble.

Toutefois, l’Europe n’est que le troisième producteur mondial, avec une part de 10 %. L’Asie arrive largement en tête, avec 80 %. Dans la pratique, la micro-nanoélectronique en France et en Europe présente plusieurs points faibles. Elle est d’abord trop orientée R&D. Alain Astier met ainsi en garde : « Il n’y a pas sens à faire de la R&D sans couvrir la partie production. Il faut pouvoir aller vite entre l’idée du produit et la mise sur le marché, et donc maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur de la recherche à la fabrication. »

Dans ce contexte, comment maintenir l’industrie sur le sol européen, quand l’Asie attire les investisseurs avec des aides fiscales très importantes (celles-ci comptent plus que les coûts de production avantageux – à cet égard, l’écart avec l’Europe est de 10 %) ?

« Nous sommes également les seuls à jouer le jeu de la protection de l’environnement », avance Philippe Laporte, chargé de mission au CEA Leti. Autre conséquence : faute d’industries et de postes correspondants en France et en Europe, les ingénieurs et les chercheurs s’expatrient. « Notre savoir-faire est en danger si nous perdons trop d’industries », estime Jean-Marc Melique, délégué général de Sitelesc (le syndicat de la microélectronique et nanoélectronique en France). SEMI espère recueillir les fruits de son lobbying au niveau européen. Son but est de convaincre l’Union européenne (UE) d’investir dans cette industrie, dont dépendent les autres secteurs à fort potentiel, de plus en plus gourmands en micro-nanoélectronique : aéronautique, automobile (voiture  électronique…), énergie, santé (santé assistée…). Un lobbying qui commence à donner des résultats : la Commission européenne vient, par exemple, de mettre en place un groupe d’experts de haut niveau sur les KET (Technologies clés génériques). Ce groupe, présidé par Jean Therme, directeur au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et au CEA-Grenoble, est chargé de définir une stratégie à long terme pour ces technologies. Un rapport est attendu en juillet prochain. Alain Astier espère que l’Europe s’engagera une stratégie et une politique d’investissement : « Il ne faut plus saupoudrer les efforts, mais consolider les deux piliers forts, Grenoble et Dresde, qui en connaissance de cause consolideront les autres clusters plus petits », estime-t-il.

Sophie Creusillet

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