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© C. Gilguy
Entreprises & secteursPays & marchés

Pour sa première présentation du bilan annuel du commerce extérieur français -et la toute première fois au Quai d'Orsay-, Matthias Fekl a eu de la chance de pouvoir confirmer la bonne nouvelle déjà anticipée par les analystes* : comme attendu, le déficit commercial s'est réduit en 2014, pour atteindre 53,8 milliards d'euros (Mds EUR) en valeur, soit la troisième baisse consécutive depuis 2011, où il avait atteint un pic de -74,5 Mds EUR. Les exportations de biens ont en effet résisté -+ 0,1 % à 437,3 Mds EUR- alors que les importations ont connu leur deuxième année successive de baisse avec -1,3 % en 2014, à 491,1 Mds EUR.

"Depuis trois ans, le déficit s'est réduit de 30 %" a relevé le secrétaire d’État au Commerce extérieur, aux Français de l'étranger et à la promotion du tourisme, qui, sans triomphalisme, n'a tout de même pas mâché son plaisir en égrenant quelques autres bonnes nouvelles : la "stabilisation" de la part de marché de la France dans les exportations mondiales de biens à 3,1 % selon le FMI (3,6 % en 2013) et les "performances exceptionnelles" des secteurs de l'aéronautique et du Spatial, dont les livraisons, déjà à un haut niveau, ont encore progressé l'an dernier de 2,5 % pour atteindre un montant record supérieur à 135 Mds EUR, générant un excédent record de 23 Mds en 2014.

Chute de 17 % de la facture énergétique

"Il y a évidemment des nuances", a indiqué Matthias Fekl, dont la principale est le creusement du déficit commercial hors énergie, lui aussi anticipé par les analystes. Celui-ci s'est accru de 35 % en 2014, pour atteindre -16,7 Mds EUR (-12,4 Mds en 2013). Autrement dit, a reconnu le secrétaire d’État, l'amélioration du solde commercial en 2014 est à mettre exclusivement à l'actif du poste énergie : la facture énergétique a chuté de 17 % l'an dernier, essentiellement grâce au recul du prix du pétrole --8,2 % - et des quantités importées, pour s'établir à 54,8 Mds EUR (65,7 Mds EUR en 2013).

Pour la contre-performance hors énergie, le secrétaire d’État a expliqué qu'  "un certain nombre de secteurs ont enregistré des performances moins bonnes", parmi lesquels des secteurs traditionnellement forts des exportations françaises comme la pharmacie et agro-industrie. Le secteur pharmaceutique a vu ainsi son excédent s'effondrer à 1,9 Md Euro (+ 4,6 Mds en 2013), sous l'effet, a avancé le secrétaire d’État, du passage d'un certain nombre de brevets dans le domaine public (qui à tiré les exportations vers le bas avec -4,9 %), mais aussi de l'importation en masse d'un nouveau traitement contre l'hépatite C. Dans l'agroalimentaire, le recul de l'excédent s'explique par une baisse de 3,5 % des exportations, tirées par "la forte baisse des exportations de céréales en valeur" et le recul des ventes de vins et spiritueux, notamment en Asie, et en Chine en particulier. Mais "ils restent des secteurs d'excellence", a tenu à nuancer Matthias Fekl.

Parmi les secteurs industriels hors énergie cités pour leur bons résultats, le textile-habillement, dont les exportations ont été à la hausse de + 4,6 %, la chimie-parfums-cosmétique avec + 2,5 %, l'automobile qui se redresse avec + 1,6 %, sans oublier les biens d'équipement, + 1 %**.

Emboitant le pas de ses prédécesseurs, qui plaidaient pour inclure les échanges de services dans les résultats globaux du commerce extérieur et ne pas s'en tenir seulement aux biens, Matthias Fekl -qui est aussi en charge du tourisme- s'est réjoui d'annoncer un excédent des échanges de services de 16 Mds EUR en 2014 selon les projections faites à partir des données de la Banque de France, excédent auquel s'ajoute un excédent du négoce international de 20,32 Mds EUR. Ce qui réduit d'autant le "trou" global des échanges extérieurs - d'environ 36 Mds EUR- sans toutefois le combler.

Perspectives 2015 : prudence sur les objectifs et la conjoncture

Au chapitre des perspectives 2015, Matthias Fekl, fidèle à sa prudence, n'a pas voulu donner de prévisions chiffrées. "Je l'ai déjà dit... je ne fais pas d'anticipation sur les chiffres, je m'appuie sur les faits", a-t-il répondu à un journaliste qui le questionnait sur l'objectif du "zéro déficit hors énergie" fixé par l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Et de se justifier par le nombre de paramètres qui ne dépendaient pas de la France et qui influaient sur les évolutions de ses échanges.

Le contexte international sera plus favorable avec une accélération de la croissance du commerce mondial en volume qui pourrait se situer entre + 3,8 % (FMI) et + 4,5 % (ODCDE), malgré "un ralentissement des économies émergentes", de sorte que la Commission européenne anticipe une croissance des exportations de la zone euro de 4,2 % cette année.

Côté facteurs conjoncturels, plusieurs sont positifs : la baisse du cours de l'euro, a expliqué Matthias Fekl, devrait, dans un premier temps, entraîner une dégradation du solde commercial en renchérissant le coût des importations avant, dans un deuxième temps, de "doper les exportations dans le courant de l'année". De même, la baisse des coûts de l'énergie devrait favoriser la compétitivité des exportateurs français.

Interrogé par Le Moci sur les différents scénarios anticipés quant à l'impact attendu de la baisse de l'euro, le secrétaire d’État à passé la main à un haut fonctionnaire de la DG Trésor présent. Des études sont en cours mais en gros, a expliqué celui-ci, on estime que si l'euro baisse de 10 % contre toutes les monnaies, l'impact sera positif de + 2 % pour l'exportation.

Les PME sont sa "priorité absolue" pour redresser l'export à long terme

Mais cela ne constituera pas un prétexte pour lever le pied sur les réformes -dont celles menées par le gouvernement pour la compétitivité- et la stratégie : "ce n'est pas parce qu'il y a une amélioration que nous relâchons nos efforts", a martelé le secrétaire d’État, qui a rappelé le diagnostic aujourd'hui connu des faiblesses de l'appareil exportateur français : 121 000 exportateurs recensés en 2014 par les douanes françaises,  soit deux fois moins qu'en Italie et trois fois moins qu'en Allemagne.

Et leur progression pourrait être un indicateur positif s'il n'était trop faible, "l'épaisseur d'un trait" pour le secrétaire d’État : de fait, la progression du nombre de PME exportatrices a été d'à peine +0,4 % et celui des ETI exportatrices de +0,6 %.

Autres faiblesses structurelles : des exportations concentrées par les grandes entreprises -70 % sont réalisés par les 1000 premiers exportateurs- et un grand nombre de premiers exportateurs ne tiennent pas dans la durée : seulement 3 sur 10 exportent encore la deuxième année, et plus que 1 la troisième année. " Ce sont des difficultés structurelles auxquelles nous devons remédier avec les entreprises", a estimé Matthias Fekl.

Celui-ci a annoncé que, dans ce contexte, ses priorités étaient de poursuivre la stratégie d'action par filières, initiée par Nicole Bricq avec les grandes "familles de produits" destinées à "construire des offres groupées et globales" à l'export, et de poursuivre les réformes visant à simplifier et rendre plus cohérent le dispositif d'appui au commerce extérieur.

Côté familles de produits, elles sont aujourd'hui au complet, avec leurs six "fédérateurs"*** : "je les réunirai bientôt pour faire le point", a annoncé Matthias Fekl, qui n'a pas donné d'indications sur les premiers résultats concrets de ces grandes filières. Et pour les réformes, après la création de Business France le 1er janvier dernier, issue de la fusion d'Ubifrance et de l'Afii, d'autres rapprochements viendront, "nous sommes en train de discuter avec Sopexa, avec les chambres consulaires", a-t-il confirmé.

Les PME sont sa "priorité absolue" pour redresser l'export à long terme, a-t-il rappelé et c'est à leur attention qu'il organise, comme La Lettre confidentielle l'a déjà annoncé, un "grand forum" le 11 mars prochain avec la participation de tous les acteurs, notamment des Régions, dont il est convaincu qu'elle ont un rôle majeur à jouer, sur le terrain, dans la mobilisation et l'accompagnement de ces entreprises à l'international.

Christine Gilguy

*Commerce extérieur : vers un bilan 2014 mitigé, mais des perspectives 2015 encourageantes
**Commerce extérieur : l’agroalimentaire et la pharmacie s’essoufflent, l’aéronautique et le luxe en forme

***Michèle Pappalardo (Vivapolis-Mieux vivre en ville), David Sourdive (Santé-Mieux se soigner), Bruno Bonnel (NTIC-Mieux communiquer), Jean-Bernard Falco (savoir faire du tourisme-Mieux Voyager), Catherine Chavrier (Agroalimentaire-Mieux se nourrir), Isabelle Giordano (Biens culturels-Mieux se divertir).

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