Stratégie : Quand l’union fait la force à l’international
Ecrit par iverdierDeux faits récents démontrent l’impératif de se regrouper pour avoir plus de poids à l’international. Cette démarche apparaît nécessaire pour pouvoir réellement peser dans un contexte de plus en plus mondialisé.
Le premier exemple, positif, concerne l’école de commerce HEC. Celle-ci vient de rejoindre le consortium ParisTech, qui regroupe dix écoles d’ingénieurs de la région parisienne : Agro, Arts et Métiers, Chimie-Paris, Ecole des Ponts, Ecole Polytechnique, ENSAE, ENSTA, ESPCI, Mines, Télécom, avec en plus l’Institut d’Optique Graduate School comme membre associé. L’objectif d’une telle alliance est clair : permettre une visibilité accrue sur la scène internationale. Comme l’explique ParisTech dans un communiqué de presse, « l’arrivée de HEC comme membre fondateur de ParisTech conforte la position du consortium aux côtés des grandes universités mondiales, qui adossent pour la plupart, une business school à leurs facultés de sciences et de technologies ». Ce rapprochement entre les sciences, les technologies, le management et la gestion devrait également favoriser les parcours de formation mixte.
A contrario, l’exemple cité par Thierry Lepercq, chef d’entreprise et conseiller du commerce extérieur à Lyon dans une tribune des Echos du 2 juillet intitulée : « Il est urgent de grouper nos forces à l’international » montre tout le côté négatif que peut entraîner le fait ne pas jouer collectif. Ainsi cite t-il en exemple la participation des entreprises françaises au dernier salon Interplastica, qui est le plus grand salon de la plasturgie en Russie. Lors de l’édition d’avril dernier, on comptait seulement 12 PME françaises présentes pour 174 entreprises allemandes, 111 italiennes, et 92 britanniques. Ces chiffres sont parlants et Thierry Lepercq admire « cette capacité étonnante et continuelle des entreprises allemandes, italiennes ou portugaises à chasser en meute, même si elles sont souvent frontalement concurrentes ». « La mondialisation ne nous laisse plus le choix, conclut-il : à l’instar des Italiens, des Portugais ou des Allemands, il faut grouper les forces à l’international ». D’accord sur le principe, mais dans la réalité les Français ne seraient-il pas un brin trop individualistes ?
Pour prolonger : relire nos articles en ligne sur le Ceram, sur notre rubrique PME à l’international (où une PME leader mondial ou européen expose les clés de sa réussite). Lire aussi l’enquête du magazine (n°1810 du 24 janvier 2008) où trois Business Schools comparent leurs stratégies avec les interview croisées de Bernard Ramanantsoa (HEC), Paul Danos (Tuck School of Business) et Jordi Canals (IESE).
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