Le Chili exporte ses cendres volcaniques via l’Argentine !

Ecrit par ldupin

chili-carte.gifOn n’arrête pas le progrès. Ni l’imagination en matière de commerce international et d’idée de produits originaux à vendre et exporter. D’après une dépêche de l’AFP datant du 12 mai, une irruption volcanique survenue au Chili donne actuellement des idées aux exportateurs en herbes. Mais pas directement chiliens. C’est en effet chez le voisin argentinmercado.gif que des échantillons des cendres du volcan en question -le Chaiten- ont été mis en vente via plusieurs sites internet, « à des prix allant de moins de deux dollars jusqu’à près de 300 dollars ». Cela se passe par exemple sur le site d’e-commerce MercadoLibre.com, notamment sur cette page dédiée, où l’on voit que les prix grimpent plus haut même sur certaines ventes. Plus précis : « Quatre offres d’échantillons de cendres du volcan, qui tapissent littéralement les régions d’Esquel y El Bolsón, deux localités du sud de l’Argentine, ont été mises en vente sur le site MercadoLibre.com, à des prix oscillant entre cinq pesos argentins (1,7 dollar) et 500 pesos (295 dollars) ». Soit entre environ 1 et 190 euros. Les vendeurs ont naturellement des noms et pseudos locaux, entre Juangasquez, Jose 89 Bac ou encore Valolo2008.

Pour ce prix, que proposent les offreurs? Très simple : des petits flacons contenant quelques grammes de ces cendres d’origine chilienne. Qu’ont-elles de si unique et de précieux ? On ne le sait. L’usage final n’est pas précisé, qu’on imagine cependant à caractère scientifique ou passionné : car les cendres volcaniques ne sont en effet connues pour aucune vertu particulière, si ce n’est négative pour l’environnement et notamment la qualité de l’eau (cf : cette étude en ligne). A moins que… Sans le dire explicitement, la dépêche pointe que l’activité de ce volcan, nourrie depuis une semaine (cf : AFP), commence à avoir des conséquences négatives pour l’économie locale au Chili et en Argentine : notamment l’agriculture, le tourisme et les transports. Est-ce à dire que par ces ventes en ligne, on cherche à compenser et en tirer profit ? Il faudra alors tirer le bilan des ventes.

Une autre leçon plus prosaïque est que l’e-commerce permet vraiment de vendre tout et n’importe quoi, selon un effet de mode ou une urgence relative : reliques de stars, voitures de célébrités, « morceaux » de lieux célèbres ou évènements historiques… Les idées ne manquent pas et les acheteurs non plus : rappelons que par la grâce du web, on touche potentiellement bien plus de prospects, et au-delà des frontières, que dans une petite boutique mal située au fin fond d’une rue.

[VOTRE AVIS :] vous avez déjà monté un commerce original sur le web et à l’international, autour d’objets inattendus ou étranges, liés ou non à des évènements ? Merci de nous expliquer comment dans les commentaires du blog.

Pour prolonger : relire les articles du magazine sur le Chili et l’e-commerce; relire la note du Moci Blog “Quel modèle économique pour l’e-commerce français?”

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