Playmobil : le succès du 100 % « Made in Europe »

Ecrit par iverdier

Geobra Brandstätter : c’est le nom de la société allemande qui fabrique les jouets Playmobil qui ont conquis les enfants du monde entier depuis 35 ans. C’est aussi le succès d’une entreprise 100 % « Made in Europe » et qui compte sur cette spécificité pour poursuivre son développement, comme le rapporte une dépêche de l’AFP de ce jour.

Les figurines aux bras, à la tête et aux jambes articulées sont nées en 1974 dans la campagne allemande, à Zirndorf, à une demi-heure de Nuremberg (Sud-Est). Depuis, elles ont fait le tour du monde en se vendant dans près de 70 pays avec la France comme premier marché. Les jouets se sont aussi adaptés à l’évolution de la société actuelle : la famille Playmobil, qui comptait au départ un chevalier, un Indien et un ouvrier du BTP s’est enrichie au fil du temps de policiers, de pirates ou encore d’un hôpital et d’un aéroport.

Pour la PDG de Geobra Brandstätter, Andrea Schauer, le succès de la production repose sur un facteur clef : la qualité des jouets, fabriqués en Europe : 60 % en Allemagne et 30 % à Malte. Le groupe compte encore une usine en Espagne et une en République tchèque, où 160 salariés assemblent les pièces. Seuls 2 % viennent de Chine : les composants électroniques « qui nécessitent un travail manuel beaucoup trop coûteux en Allemagne », précise la PDG.

Le groupe a tenté en 2004 de s’implanter en Chine, mais l’expérience s’est révélée peu concluante. D’une part, produire en Europe permet de répondre plus vite à la demande (qui est principalement européenne). D’autre part, l’essentiel de la production est automatisée, ce qui rend les coûts de fabrication peu élevés et permet d’assurer une qualité « Made in Europe ».

Cela n’empêche pas Playmobil, fortement implanté en Europe de l’Ouest et du Sud ainsi qu’en Amérique du Nord, de se lancer à l’assaut de nouveaux marchés, avec comme priorité l’Europe de l’Est et la Chine. Playmobil y est vendu depuis l’an dernier, avec comme ligne de mire les expatriés et les Chinois aisés, friands de marques et qui s’identifient aux Occidentaux. Un exemple à méditer pour toutes les entreprises françaises candidates à une implantation en Chine…Et aussi un modèle à suivre pour le numéro un du jouet français, Smoby Majorette, en grave difficulté et menacé de disparition?

Pour prolonger :
Lire les articles du magazine sur les jouets http://www.lemoci.com/recherche.php?recherche=jouets

Laisser un commentaire