La vie d’un patron de compagnie aérienne expatrié à Bahreïn
Ecrit par ldupin
A lire. Une interview nourrie et pertinente sur le site Swissinfo.ch de Björn Näf, nouveau patron de la Gulf Air, suisse d’origine, qui est parti s’installer à Bahreïn avec sa famille. Le journaliste l’a croisé au Forum de Davos, qui se tenait la semaine dernière. On y lit surtout qu’il apprécie à Bahreïn les “infrastructures très modernes“, et des “gens très ouverts envers les expatriés“. Sur l’aspect professionnel, le mot “défi” revient plusieurs fois dans ses propos : soulignant en cela poliment l’effort à fournir pour s’adapter à un contexte multi-culturel, multi-religieux, le tout dans une entreprise devant relever des défis internationaux! Son analyse business est enthousiaste, pointant par exemple qu’”il y a tellement d’argent, de soif de réformer et de faire croître les économies que cette zone restera pour longtemps très attrayante pour les affaires“. Mesdames messieurs des compagnies françaises, c’est noté dans vos tablettes et programmes de formation?
Sur ce même secteur aéronautique, j’en profite pour vous donner des nouvelles d’un autre “pro” du secteur : ce pilote français expatrié aux Etats-Unis, blogueur à ses heures perdues, dont je vous avais parlé en décembre, alors qu’il avait perdu son job au sein d’une compagnie low cost. Bonne nouvelle : il en a retrouvé un, et pas des moindres.
Un patron suisse qui parle sur internet de son adaptation à une autre culture d’entreprise dans le monde arabe, quand un cadre français rebondit à l’expatriation aux Etats-Unis et dans un secteur pas facile… C’est peut être ça, l’économie mondialisée qui avance.
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Cher Danny,
Je lis l’article de votre nomination sur la toile et il me fait “sourire de plaisir” tant je comprends votre joie.
Je suis français et néanmoins “chasseur de têtes” établi à Bruxelles depuis des lunes. Nous sommes essentiellement orientés vers des positions internationales et des fonctions d’expatriés vers l’Europe de l’Est, l’Afrique (beaucoup), l’Asie-Pacifique-Chine et les Indes.
Ce qui m’a fait “plaisir” c’est “le coup de fil” reçu et non pas “la lettre” car, évidemment, c’est aussi comme cela que nous procédons lorsque nous finalisons avec nos clients une mission de recrutement. Nous avons parfois plus de 100 candidats sur les rangs et une “short list” de 3 ou max 4 candidats super motivés, acharnés à avoir le job. C’est donc pas facile pour nous d’en éliminer parfois deux ou trois par une lettre (celle-ci étant toujours suivie d’un coup de fil pour reconstruire les candidats non-retenus que nous gardons en portefeuille pour des missions futures). J’imagine donc la joie que vous avez éprouvée en recevant ce coup de fil de Brian, joie partagée, comme je l’ai lu, par votre père, Alsacien alors que moi je suis Lorrain (Bazelaire oblige), votre épouse et les petits et aussi par vos nombreux amis-fidèles. Et plus étrange encore, avant hier l’un de nos clients, une grande multinationale, me fait savoir qu’elle a porté son choix, après quatre mois de recherches, sur l’un de nos 3 candidats shot listed pour un poste de Technical Director dans un pays sensible de l’Afrique et ce candidat, Canadien de 40 ans, s’appelle “Danny”
Lui aussi a fait, avec sa femme, des bonds de joie et sera bientôt en formation pour trois mois en UK. Et moi, finaliser un dossier comme celui-là, avec un historique difficile, avec de nombreuses contraintes et de solides exigences-client, ça me donne des “ailes”.
La vie est belle.
Bon vent à vous tous et toutes.
François-Charles
François-Charles L. Bazelaire
BP Consulting HR
Brussels’Office
+32 475 92 7134