Société Générale : la presse anglo-saxonne ironise sur un ex champion français
Ecrit par ldupin
L’impact négatif de l’affaire Kerviel sur l’image internationale de la banque Société Générale - jusque là excellente, notamment dans les activités de marché- n’a pas fini de se faire sentir. Le Wall Street Journal se plaît à rappeler que l’on a affaire à « la deuxième plus grande banque française après BNP-Paribas, créée par un décret signé de Napoléon III » ; que celle-ci avait décroché en janvier le prix de l’« Equity Derivatives House of the Year » (meilleur gestionnaire de dérivés actions), descerné par Risk Magazine. Et qu’enfin, le système informatique de la SG était considéré comme l’un des plus complexes dans le milieu bancaire, pour gérer justement ces dérivés actions. Plus cyniquement, l’un des blogs du WSJ se pose la question : « Qui va signer Jérôme Kerviel pour un film ? », suggérant qu’Hollywood s’intéressera sans doute rapidement à cette histoire. On se souvient par exemple du film “Trader” inspiré de l’escroquerie menée en 1995 par un homologue de Kerviel contre la banque Barings.
Dans le Financial Times, on raille Jean-Pierre Mustier, le DGA de la Socgen, en rappelant son goût pour l’essai « De l’art de la guerre » de Sun Tzu, mal mis en pratique dans la gestion de ses propres troupes de traders. Et spécule aussi sur ses possibles successeurs. Dès le 24/1, dans un autre article, le FT doutait de la capacité de la Société Générale à survivre à cette crise multiple en tant que banque indépendante.
Au mieux la SG est donc la risée de la communauté financière, au pire se renforce le sentiment d’une supériorité de la finance anglo-saxonne sur celle française. Mais des experts restent prudents sur ce terrain : notant que les systèmes de gestion de la SG, comme d’autres banques mondiales, semblent assez inadaptés à la période de crise actuelle. Mal « paramétrable » dans son étendue et sa complexité.
Pour la Tribune de Genève, il est clair que « C’est tout le système bancaire international qui se trouve mis en question par la fraude la plus colossale de l’histoire ». Cette affaire financière aura à l’évidence un impact sur les autres activités du groupe bancaire, dont le financement des projets export et l’accompagnement des entreprises en général.
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Je tiens à rappeler au la plus grosse moins value généré par la société générale est dû subprime. La société général n’a pas eu de dette bancaire généré en 2007, elle reste bénéficiaire ,même si on aurait préféré faire mieux pour la banque d’investissement N°1 en France.
Ce que je trouve navrant, c’est le fait que Daniel Bouton n’a pas démissionné après les affaires. C’est une erreur de management à assumer normalement. En france,parfois on réfléchit bizarre quand il s’agit de s’accrocher à son poste….