Marché : le logiciel à la demande progresse en France

Ecrit par ldupin

Lu dans les pages du magazine spécialisé 01 Informatique. Une des dernières études du cabinet IDC pointe un marché informatique en devenir : celui du « Saas » (software as a service), encore appelé il y a quelques années « ASP » (application hébergées à distance), en gros l’informatique à la demande. Une révolution, l’air de rien : les logiciels (on parle ici des applications professionnelles : gestion, sécurité, bureautique…) ne sont en effet plus installées sur des machines locales, ni vendus dans des boîtes, édités sur CD ou DVD-Rom. On les installe et on les utilise désormais à distance, via un simple navigateur web.

Les chiffres d’IDC sont enthousiasmants à ce sujet : ce marché a pesé 159 millions d’euros pour l’année 2007, le seul segment du logiciel à la demande en prenant une part de 77%. Autre donnée capitale : la poussée des éditeurs de logiciels vers ce modèle technologique et commerciale. Ils sont 36% à en proposer en 2007 ; ils seront d’après IDC 50% dans deux ans. Et on ne parle pas même des acteurs du web 2.0, dont on voit qu’il s’oriente aussi vers les besoins professionnels (cf : l’enquête du Moci magazine sur la conférence Web 3).

Au-delà du marché franco-français, ces chiffres sont importants sur deux niveaux d’analyse : tout d’abord celui de l’émergence de champions français en ce domaine (les Citrix, Aspaway, Cegid…), pouvant plus facilement se développer à l’international, de par la souplesse de leurs offres. Mais les chiffres sont à relativiser : car cette task force française est à recadrer sur le marché mondial du Saas, estimé lui à 5,1 milliards de dollars (cf : lemondeinformatique.fr). Ensuite, second niveau, celui de la facilité de gestion proposée désormais aux entreprises clientes, en tant qu’utilisatrices, pour se développer elle aussi à l’international : soit l’idée d’une informatique de plus en plus dématérialisée, webisée, souple, facilitant l’installation d’équipes et de filiales à l’étranger, facilitant le travail des cadres nomades à cheval sur les fuseaux horaires. Pour peu que les connexions télécoms et internet suivent en qualité !

Pour prolonger : le résumé de l’étude d’IDC; le dossier sur l’informatique export paru dans le n°1672 du Moci;

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