Le Web 3 2007 : ambiance, abnégation entrepreneuriale et mythe effondré
Ecrit par ldupinLe Moci est aujourd’hui présent sur Le Web 3, grand rendez-vous français mais aussi international (2000 participants de moult pays de par le monde), à la rencontre de cette “nouvelle économie” internet et de ses derniers développements dans la sphère du web 2.0 (le web communautaire, participatif, plus simple). Les ingrédients sont les mêmes que l’an dernier : une grande salle de conférence plénière, des espaces de discussions informelles, du WiFi de partout (ou presque), une musique lounge d’ambiance, etc. On s’y sent immédiatement à l’aise. Parmi les premiers participants du matin sur la scène, l’assistance studieuse prenait quelques leçons d’esprit d’entreprendre de la part de Kevin Rose, fondateur du site Digg.com (les favoris en réseau social en ligne, ndlr). Lequel insistait entre autres choses sur l’esprit d’abnegation à avoir pour ce genre d’aventure “industrielle” : où il ne faut pas compter les heures de développement, ni les nuits passées sur le projet. On le voyait d’ailleurs, à sa seule allure et son seul visage : aujourd’hui moins angélique qu’à l’origine du projet. Le web aussi vieillit…
Quelques minutes plus tard, je croisais un entrepreneur français de cette mouvance au coin café : Charles Nouÿrit, du Tokeda Project, auteur du service service MyID.is. Merveille du Web 3 que de mélanger ainsi les genres, milieux et personnes. Déjà son projet (certifier l’identité des personnes et entités sur le web, face à la multiplication des contenus et services en ligne) est pertinent. Mais plus encore est son aventure à l’export, sa stratégie internationale. Nous lions conversation et il m’explique en quelques mots en quoi le mythe de l’Angleterre “où l’on peut créer sa boîte rapidement” est aujourd’hui totalement infondé. Un mythe s’effondre même, selon sa propre expression. Le contexte de la lutte contre le terrorisme et le blanchiement de capitaux est passé par là, qui braque les positions, dramatise la gestion des dossiers. Et surtout… les retarde furieusement. Ses anecdotes en disent long. J’ai interviewé plus en détails ce patron franc et direct en audio, et vous diffuserez prochainement ses réflexions.
Si, en tant qu’entrepreneur du web ou de secteurs plus classiques, vous avez eu ce genre de mésaventures anglaises récemment, laissez-nous vos commentaires sur cette note. Même chose si vous avez des questions plus liées aux débats du Web 3 : le programme est en ligne sur cette page.
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