Financer les jeunes entreprises oui, mais aussi à l’export

Ecrit par ldupin

roux.JPG La question du financement, des prêts aux entreprises ne date pas d’hier. Mardi matin sur la radio BFM, Geoffroy Roux de Bézieux (président de l’association Croissance Plus et patron connu de la telecom industry), relivrait en exemple le modèle américain de « la banque qui donne sa chance aux jeunes entreprises », face à l’aspect frileux des banquiers français sur le crédit. C’est un tout autre sujet, mais le « modèle bancaire américain », après la crise des subprimes de cet été… on peut aussi quelque peu le pondérer.

Revenons au cas français. Questionné sur la récente publication de statistiques des prêt aux entreprises par les grandes banques hexagonales, « GRDB » réclame lui la ventilation de ces chiffres selon les catégories d’activité. Manière d’illustrer « quel type, quel âge » ont les entreprises aidées? L’idée sous-jacente est bien sûr de montrer… qu’on ne prête pas à celles qui en ont le plus besoin, soit celles qui se lancent. Et pour cause. GRDB l’admet aussi, « Les 5 premières années, il y a un risque (…) C’est comme un jeune conducteur dans le système des assurances ». Risque qui ne doit pas être prétexte à fermer le robinet ou en tout cas à orienter son jet. Et qui doit juste se monnayer selon le responsable et patron, par des prêts plus cher (8 à 10% au lieu de 3 à 5%). « Le cash au départ, c’est la meilleure recette de réussite ».

daily.png Le format de l’interview était court, mais il eut été profitable de rappeller rapidement ce à quoi peut servir ce « cash », comme le nomme clairement Roux de Bézieux. Et parmi les besoins, de lister en bonne place l’export, l’attaque des marchés étrangers. Exemple? On le voit au rayon des start-ups internet combien la dimension internationale tôt prise en compte change la nature d’un projet. On ne manque pas de gloser sur la compétition entre l’américain YouTube et le français DailyMotion, ce dernier ayant été « doublé » pourtant sur la même téchnologie de départ et à peu près le même timing. Sans doute quelques billes en « cash », mais aussi du conseil, ont-ils manqué ici, sans compter l’audace. A défaut de devoir, comme le net-entrepreneur Loïc Le Meur, directement aller monter sa nouvelle start-up (Seesmic) de l’autre côté de l’Atlantique!

Ceci dit, notons bien que le prêt bancaire n’est qu’une des composantes du financement des projets d’entreprise. Un petit coup d’oeil au tableau récapitulatif de l’APCE (Agence pour la création d’entreprise) s’impose donc, pour s’y retrouver. Comme sur les dispositions du Cap Export et les aides financières diverses, exposées sur le site d’Ubifrance, plus particulièrement sur la dimension export.

On relira enfin sur ce blog, en matière de cohérence globale de ces dispositifs, la note éclairante de Christine Gilguy « Exportations: une simplification impossible? ».

Un commentaire pour “Financer les jeunes entreprises oui, mais aussi à l’export”

  1. Laurent M dit :

    Il existe une Web Tv des entreprneurs pour les aider à presenter leurs projets à des Business Angels sur www.capital-risqueur.tv

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