Le Pakistan est un pays accueillant
Ecrit par fpargnyVoilà un pays où l’on se sent en sécurité ! Non, je ne plaisante pas ! Moi qui suis un habitué et un amoureux des pays en développement, notamment en Afrique, je n’ai jamais ressenti autant de plaisir à parcourir le centre de grandes villes asiatiques, comme Islamabad, Karachi et Lahore. Non seulement les milieux d’affaires pakistanais que j’ai fréquentés pendant dix jours sont aimables et accueillants, mais l’homme de la rue peut se montrer particulièrement amical. Il vous serre la main, il se glisse sous l’objectif de votre appareil photographique, il discute en toute franchise. L’homme de la rue n’est pas un fondamentaliste, mais un musulman tolérant. Bien sûr, l’islamisme radical est une réalité qui doit être prise en compte. Si les étrangers ne semblent pas aujourd’hui visés directement pas les attentats, ils peuvent en être les victimes indirectes. En 2002, onze techniciens et ouvriers de la DCN et trois autres personnes ont été tués à Karachi dans l’explosion d’un bus de la marine pakistanaise. Ce qui explique les commentaires particulièrement négatifs du ministère français des Affaires étrangères sur ce pays… mais qui ne correspondent pas aujourd’hui à la réalité du terrain.
Le Pakistan est un pays émergent, où la situation politique cahotique ne semble pas devoir remettre en cause le développement économique. Le régime militaire de Pervez Musharraf est impopulaire, ce qui explique son alliance avec la charismatique Benazir Bhutto. De retour d’exil, l’ancien Premier ministre espère bien remporter les élections législatives de janvier prochain. Les hommes d’affaires sont généralement optimistes. La pression de la rue, loin de les inquièter, les rassure, car elle pourrait obliger les élites politiques à trouver des solutions à long terme : moins de corruption, plus de principes démocratiques, comme la liberté de la presse et l’indépendance de la justice. Les différentes passes d’armes de ces derniers mois entre le général Musharraf et la Cour Suprême ont donné un nouveau souffle à l’idée démocratique. Si vous souhaitez en savoir plus sur l’évolution politique et surtout économique de ce grand pays de près de 160 millions d’habitants, voisin de l’Inde, de la Chine et de l’Iran, je vous invite à lire le reportage que j’ai réalisé fin août, à Islamabad, Karachi et Lahore, et qui fera la couverture du prochain numéro du MOCI (n° 1804 du 1er novembre). Bonne lecture et à bientôt.
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Tout à fait d’accord avec votre témoignage, le Pakistan souffre beaucoup de la mauvaise image, souvent caricaturale, qu’en offre les medias, obnibulés par la démocratie et la lutte contre le terrorisme. La réalité est bien différente sur l’immense majorité du territoire (sans pour autant nier la réalité des attentats).
J’ai consulté votre site, regardé vos photos… bravo… il est vrai que les Pakistanais se sentent “trahis” pour reprendre le qualificatif que vous avez employé par l’image négative de leur pays diffusée dans le monde.
J’ai aussi été intéressé par vos propos sur les causes de la pénurie de farine. Je viens justement d’écrire un article en ligne sur les importations pakistanaises de blé, suite à la spéculation et la mauvaise planification dont vous parlez. Lire http://www.lemoci.com/articles/20080117142857.Le-Pakistan-doit-importer-10-millions-de-tonnes-de-ble.html