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Sommaire :
38.2 Guide du savoir-vivre : sourire et rigueur

Monde - Voyages d’affaires
38.2 Guide du savoir-vivre : sourire et rigueur
La faconde toute méditerranéenne, les regards enjôleurs et souriants dissimulent une rigueur bien établie des relations. Héritage conjoint des grandes dynasties industrielles ou financières et d'une éducation catholique prégnante, la hiérarchie sociale ne souffre pas les incartades ou les impairs. Les ingeniere, comendatore, dottore ou professore sont autant de titres d'une aristocratie civile et bien plus que des formules journalistiques telles qu'elle sont perçues de ce côté des Alpes. Héritage encore du substrat chrétien sur lequel le pays s'est bâti, la cellule familiale est un monde clos, préservé du monde du travail et des affaires. Une invitation à domicile est donc à considérer comme une marque d'amitié.
Population : 58,7 millions d'habitants.
Langues : la langue officielle est l'italien, parlé dans l'ensemble de la péninsule et des îles. La constitution et les lois disposent toutefois que l'usage et l'enseignement du français (Aoste) ou de l'allemand (Trentin-Haut-Adige) sont autorisés.
Religion : 90 % de la population revendique encore le catholicisme, quand bien même l'immense majorité ne recourt plus à sa religion d'origine qu'au titre des référents de la vie sociale (baptême, communion, mariage et funérailles). Le protestantisme subsiste dans l'extrême nord du pays, tandis que des communautés juives se retrouvent à Rome, Milan et Livourne.
Organisation politique : la fin de la monarchie et du fascisme en 1946 a laissé place à un affrontement entre une démocratie-chrétienne dominante et un parti communiste puissant. Deux forces qui ont laminé longtemps les partis socialistes et radicaux-libéraux, réduits à jouer les forces d'appoint. Il a fallu la révision constitutionnelle de 1993 introduisant une forte dose de scrutin majoritaire (75 %), la remise en question du dogme marxiste au sein du parti communiste et quelques « affaires » au sein de la démocratie-chrétienne pour que les cartes soient redistribuées. La grille de lecture de la politique italienne se résume désormais à deux grandes factions. L'Union, au pouvoir actuellement, est une coalition de centre-gauche regroupant d'anciens communistes, des démocrates-chrétiens de gauche, des socialistes et des libéraux progressistes. Dans l'opposition, La Maison des libertés rassemble la majorité de l'ancienne démocratie-chrétienne, les libéraux de droite, Forza Italia (le mouvement fondé en 1994 par Silvio Berlusconi), les anciens néo-fascistes du MSI et la Ligue du nord, d'extrême-droite.
Les grands repères
Littérature : outre l'inévitable polygraphe qu'est Umberto Eco (Baudolino), Erri de Luca (Montedidio), Alessandro Barrico (après Soie et City, il vient de publier Next, essai consacré à la mondialisation) et Andrea Camilleri (L'excursion à Tindari) dans le registre du roman noir.
Musique : le sujet est vaste. Du premier opéra de Claudio Monteverdi en 1607 aux dissonances contemporaines signées Luigi Nono, la palette est immense. Il faut veiller à réattribuer l'écoeurant Adagio d'Albinoni à son auteur véritable : le musicologue Remi Gazzoti.
Cinéma : on ne pourra que regretter le décès des grands que furent Fellini, De Sica, Visconti, Pasolini ou Comencini. On regrettera également la production des années 1970-80. Subsistent aujourd'hui Nani Moretti, Roberto Benigni ou Marco Bellochio.
Les journaux à lire
Il Corriere della Sera : quotidien conservateur, le plus gros tirage de la péninsule.
La Republicca : quotidien de centre-gauche.
Il Sole 24 Ore : quotidien économique et financier, émanation de l'organisation patronale italienne.
Alain Bradfer








