Guide business 2011 Ras Al Khaimah
Sommaire :
4.1 Daniel Hutmacher, Swiss Chocolate

Emirats Arabes Unis - Conjoncture - Marchés étrangers
4.1 Daniel Hutmacher, Swiss Chocolate
« Dubaï était trop cher »
À Swiss International Chocolate, tout le monde sait faire du chocolat, même Lima, la comptable. « Quand le livreur arrive chez un client, il sait de quoi il parle et va placer le produit dans la pièce froide avant même de discuter », affirme Daniel Hutmacher, le patron, qui a formé ses sept employés. Le hangar dans lequel ce père de famille de 43 ans a installé l’atelier est entièrement isolé, et conserve une température constante de 18 degrés. Au bout de deux ans d’activité, ses clients sont les plus prestigieux : hôtel Armani, Shangri La. Chaque mois, de nouvelles créations s’ajoutent. Dans la pièce froide, des échantillons tests sont alignés pour de nouvelles saveurs (safran, ambre, musc).
Après 20 ans d’hôtellerie internationale, dont quatre à Dubaï, ce pâtissier chocolatier formé à Lausanne, en Suisse, s’est lancé à son compte en 2008. Ras Al Khaimah s’est présenté comme une évidence. « À cette époque, Dubaï était trop cher pour que l’on puisse louer un entrepôt, construire et vivre, dit-il. J’ai trouvé une opportunité avec RAKIA. C’est une machine très bien rodée, avec des représentants des différentes autorités dans le même bâtiment : les douanes, l’immigration, la police. Un one-stop shop. » Mais attention aux surprises pour ceux qui découvrent le marché. « Une PME doit prévoir un cash flow de 18 mois car il y a des dépenses inattendues. Vous ne pouvez pas faire de leasing quand vous n’avez pas encore d’entreprise existante avec des salaires à montrer. Tout est à payer cash : équipements, voiture, loyer. » Viennent ensuite les certifications, licences, dépenses de sponsor, traductions des documents, l’assurance maladie des collaborateurs, leurs permis de résidence, les contrats de travail. « Ce sont à chaque fois 200 dirhams par ci 300 dirhams par là. Il faut donc bien se renseigner », dit-il avec un grand sourire, en montrant la ganache de sa dernière création : le chocolat tarte Tatin. « Aujourd’hui, je suis le seul producteur local de chocolat suisses dans la région. »
Nathalie Gillet
À Swiss International Chocolate, tout le monde sait faire du chocolat, même Lima, la comptable. « Quand le livreur arrive chez un client, il sait de quoi il parle et va placer le produit dans la pièce froide avant même de discuter », affirme Daniel Hutmacher, le patron, qui a formé ses sept employés. Le hangar dans lequel ce père de famille de 43 ans a installé l’atelier est entièrement isolé, et conserve une température constante de 18 degrés. Au bout de deux ans d’activité, ses clients sont les plus prestigieux : hôtel Armani, Shangri La. Chaque mois, de nouvelles créations s’ajoutent. Dans la pièce froide, des échantillons tests sont alignés pour de nouvelles saveurs (safran, ambre, musc).
Après 20 ans d’hôtellerie internationale, dont quatre à Dubaï, ce pâtissier chocolatier formé à Lausanne, en Suisse, s’est lancé à son compte en 2008. Ras Al Khaimah s’est présenté comme une évidence. « À cette époque, Dubaï était trop cher pour que l’on puisse louer un entrepôt, construire et vivre, dit-il. J’ai trouvé une opportunité avec RAKIA. C’est une machine très bien rodée, avec des représentants des différentes autorités dans le même bâtiment : les douanes, l’immigration, la police. Un one-stop shop. » Mais attention aux surprises pour ceux qui découvrent le marché. « Une PME doit prévoir un cash flow de 18 mois car il y a des dépenses inattendues. Vous ne pouvez pas faire de leasing quand vous n’avez pas encore d’entreprise existante avec des salaires à montrer. Tout est à payer cash : équipements, voiture, loyer. » Viennent ensuite les certifications, licences, dépenses de sponsor, traductions des documents, l’assurance maladie des collaborateurs, leurs permis de résidence, les contrats de travail. « Ce sont à chaque fois 200 dirhams par ci 300 dirhams par là. Il faut donc bien se renseigner », dit-il avec un grand sourire, en montrant la ganache de sa dernière création : le chocolat tarte Tatin. « Aujourd’hui, je suis le seul producteur local de chocolat suisses dans la région. »
Nathalie Gillet








