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DOSSIER : Dossier spécial région PACA
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29/09/2011 à 1h
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Sommaire :
Le Moci. Quels sont les atouts et les faiblesses de la région Paca dans les relations avec le sud de la Méditerranée ?
Hicham el Merini. Les atouts sont, bien entendu, la proximité géographiques et culturelle par rapport aux cinq pays cibles de notre association, l’Adeci : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Liban et l’Égypte. La compréhension est facile et nous y développons depuis trente ans le compagnonnage industriel.
Pour les faiblesses, je ne vois que le manque d’aptitude aux langues et notamment à l’anglais pour travailler avec l’Égypte. Dans beaucoup d’entreprises françaises et principalement en région Paca, l’anglais est très mal parlé. Or, il faut un interlocuteur anglophone dans ce pays. À noter aussi que la culture économique n’est pas la même.
Le Moci. Que changent les révolutions arabes ?
Hicham el Merini. Nous n’allons pas nous réjouir du malheur des autres, mais ce qui est certain, c’est que, même si cela risque de prendre du temps, ces pays vont avoir besoin des entreprises de notre région. Nous sommes les mieux placées. Cette libération des peuples va aussi libérer les entreprises provençales qui affrontaient une concurrence déloyale avec les entreprises locales détenues par les différents pouvoirs. Les partenariats vont se développer.
Le Moci. Qu’en est-il de vos clubs Paca-Maghreb ?
Hicham el Merini. Il est certain que nous ne changerons rien dans notre démarche visant à aider, via des chefs d’entreprise de l’Adeci déjà implantés au Maghreb, les autres chefs d’entreprise par des conseils. Cela va jusqu’à leur prise en charge sur place. Mais il faut être conscient des efforts à effectuer pour convaincre les chefs d’entreprise de Paca d’être présents au sud de la Méditerranée. Malgré ce que l’on pourrait croire, depuis les révolutions arabes, les chefs d’entreprise provençaux sont plus frileux en ce qui concerne le Maghreb. Pas de souci pour les sociétés déjà présentes sur place, mais ceux qui veulent y aller pour la première fois marquent une profonde inquiétude. Le rôle des clubs est de rassurer les chefs d’entreprise et de leur expliquer que la libre compétition va générer plus d’opportunités. Nous déployons des efforts colossaux pour les convaincre de tout cela.
Propos recueillis par Frédéric Dubessy
Hicham el Merini. Les atouts sont, bien entendu, la proximité géographiques et culturelle par rapport aux cinq pays cibles de notre association, l’Adeci : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Liban et l’Égypte. La compréhension est facile et nous y développons depuis trente ans le compagnonnage industriel.
Pour les faiblesses, je ne vois que le manque d’aptitude aux langues et notamment à l’anglais pour travailler avec l’Égypte. Dans beaucoup d’entreprises françaises et principalement en région Paca, l’anglais est très mal parlé. Or, il faut un interlocuteur anglophone dans ce pays. À noter aussi que la culture économique n’est pas la même.
Le Moci. Que changent les révolutions arabes ?
Hicham el Merini. Nous n’allons pas nous réjouir du malheur des autres, mais ce qui est certain, c’est que, même si cela risque de prendre du temps, ces pays vont avoir besoin des entreprises de notre région. Nous sommes les mieux placées. Cette libération des peuples va aussi libérer les entreprises provençales qui affrontaient une concurrence déloyale avec les entreprises locales détenues par les différents pouvoirs. Les partenariats vont se développer.
Le Moci. Qu’en est-il de vos clubs Paca-Maghreb ?
Hicham el Merini. Il est certain que nous ne changerons rien dans notre démarche visant à aider, via des chefs d’entreprise de l’Adeci déjà implantés au Maghreb, les autres chefs d’entreprise par des conseils. Cela va jusqu’à leur prise en charge sur place. Mais il faut être conscient des efforts à effectuer pour convaincre les chefs d’entreprise de Paca d’être présents au sud de la Méditerranée. Malgré ce que l’on pourrait croire, depuis les révolutions arabes, les chefs d’entreprise provençaux sont plus frileux en ce qui concerne le Maghreb. Pas de souci pour les sociétés déjà présentes sur place, mais ceux qui veulent y aller pour la première fois marquent une profonde inquiétude. Le rôle des clubs est de rassurer les chefs d’entreprise et de leur expliquer que la libre compétition va générer plus d’opportunités. Nous déployons des efforts colossaux pour les convaincre de tout cela.
Propos recueillis par Frédéric Dubessy
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