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15/11/2009 à 1h
Entreprises
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Sommaire :

Redex est à l’image de son dirigeant, Bruno Grandjean. Le petit-fils du fondateur de Redex en a pris les rênes en 2001. « Mais je ne suis pas arrivé comme patron, explique-t-il. J’ai occupé différents métiers au sein de l’entreprise, à l’informatique, à la sous-traitance, puis à la supervision du rachat de Mérobel. »
Avant de s’imposer dans la PME, Bruno Grandjean, 45 ans, a « fait ses classes » dans d’autres horizons. Après un diplôme d’ingénieur, il obtient un Master of Science à la Stanford University en Californie. Il devient ensuite attaché au sein de la mission scientifique de l’ambassade de France aux États-Unis (1989-1990) en charge de la veille technologique dans le domaine des technologies de production, de la machine-outil et de la robotique. Il est également cocréateur du Forum USA, une rencontre annuelle entre les étudiants français aux États-Unis et les entreprises. De retour en France, il devient responsable de la gestion de production chez Turboméca avant d’intégrer Redex.
Avec sa formation d’ingénieur en mécanique, il peut véritablement orienter la stratégie de l’entreprise. « Je ne suis pas expert en tout, poursuit-il, mais je sais de quoi je parle. Je connais les process et les produits. C’est un atout à l’étranger quand on est présent sur les salons, ou pour nouer des partenariats. » Véritablement opérationnel, « parfois trop », Bruno Grandjean est parfaitement à l’aise dans la mondialisation : « C’est une chance plus qu’un danger. D’ailleurs, sans cette mondialisation, Redex n’existerait plus. »
Formé dans le moule américain, il vise pourtant une « stratégie à l’allemande » avec « des PME très pointues, qui creusent leurs métiers et maîtrisent intégralement des niches ». Dès son arrivée à la tête de l’entreprise, il impose d’ailleurs une nouvelle politique avec de nouvelles méthodes de production, la réduction du nombre de références, l’uniformisation des gammes, la réduction des stocks et des délais de livraison, la mise en place de procédures rigoureuses, etc. Efforts payants : l’entreprise s’offre une croissance proche de 15 % ces trois dernières années et des profits réguliers.
« L’entreprise n’a jamais connu d’exercice déficitaire, c’est un impératif de gestion », insiste-t-il. Mais, pour lui, la mondialisation n’est pas qu’une notion économique. Il plaide pour l’ouverture culturelle, les échanges, les partages : « La réussite ne peut exister que si l’on comprend bien ses partenaires. »
L’entreprise accueille aussi chaque année une trentaine de stagiaires, dont plusieurs étrangers, et noue des partenariats étroits avec des lycées professionnels ou des écoles d’ingénieurs. Ce féru d’équitation et de politique (il est conseiller municipal UMP de Fontainebleau où il conduisait une liste aux dernières municipales) veut faire de Redex une « véritable entreprise européenne mais avec une ambition mondiale ». .
J.-J. T.
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