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DOSSIER : Logistique : Tanger Med monte en puissance
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27/10/2011 à 2h
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Sommaire :
La société SDV, filiale du groupe
Bolloré, présente au Maroc depuis 1986, au départ avec des activités de
groupage routier, poursuit son développement, avec dernièrement une
plateforme logistique de 12 000 m2 pour un gros opérateur chinois des
télécom à Tanger.
SDV détient aussi sur place trois autres sites : un entrepôt logistique dédié aux produits de prêt-à-porter (1 200 m2), un entrepôt sous douane de 3 500 m2, un MEAD (magasin et aire de dédouanement) à Casablanca, et enfin, à Tanger, un deuxième entrepôt sous douane. Les volumes traités par SDV représentent 250 000 m3/an pour le routier. Et les flux maritimes et aériens affichent une progression de plus de 20 % par an.
Cependant, Xavier Despin, directeur SDV Maroc, constate que, sur place, « les volumes sud-nord sont inférieurs aux volumes nord-sud, un constat dû à la concurrence de l’Asie notamment pour le textile. Cependant, de nouveaux secteurs se développent (automobile, électronique, aéronautique) et permettent de compenser une partie de la chute des volumes sur ce secteur d’activité». Ce dernier stigmatise le coût des entrepôts sur place : « Pour un entrepôt de dernière génération à Tanger, les coûts immobiliers restent élevés, assez proches de ceux de la France. » Ce qui n’est pas un mince handicap, puisque l’entreposage représente au moins 35 % des coûts logistiques. D’ailleurs SDV n’est pas présent sur la zone franche logistique de Tanger, pour ne pas prendre le risque d’avoir des entrepôts à moitié vides.
Pour autant, SDV juge les coûts logistiques marocains compétitifs : « Le coût du matériel de manutention est comparable à celui de l’Europe, mais ceux du transport sont par contre inférieurs (soit 0,65 à 0,70 euro/km contre 1euro et plus en Europe). Cela est essentiellement dû au prix du gasoil (0,65 euro/litre). Le salaire minimum est de l’ordre de 280 euros “chargés”; et même s’il a augmenté de 10 % en juillet 2011 et encore de 5 % en juillet 2012, les coûts de main-d’œuvre restent attractifs. »
Bien sûr, les revendications sociales sont plus fortes, y compris sur le chantier de Tanger où « des mouvements sociaux ont pu retarder des opérations maritimes de transbordement. Pour quelques clients, nous avons dû procéder à des transbordements par voie aérienne », témoigne Xavier Despin. Ce qui ne le dissuade pas de formuler ses priorités stratégiques pour 2012, notamment « mettre en place des solutions maritimes export pour accompagner les entreprises marocaines qui se développent en Afrique ».
G. N.
SDV détient aussi sur place trois autres sites : un entrepôt logistique dédié aux produits de prêt-à-porter (1 200 m2), un entrepôt sous douane de 3 500 m2, un MEAD (magasin et aire de dédouanement) à Casablanca, et enfin, à Tanger, un deuxième entrepôt sous douane. Les volumes traités par SDV représentent 250 000 m3/an pour le routier. Et les flux maritimes et aériens affichent une progression de plus de 20 % par an.
Cependant, Xavier Despin, directeur SDV Maroc, constate que, sur place, « les volumes sud-nord sont inférieurs aux volumes nord-sud, un constat dû à la concurrence de l’Asie notamment pour le textile. Cependant, de nouveaux secteurs se développent (automobile, électronique, aéronautique) et permettent de compenser une partie de la chute des volumes sur ce secteur d’activité». Ce dernier stigmatise le coût des entrepôts sur place : « Pour un entrepôt de dernière génération à Tanger, les coûts immobiliers restent élevés, assez proches de ceux de la France. » Ce qui n’est pas un mince handicap, puisque l’entreposage représente au moins 35 % des coûts logistiques. D’ailleurs SDV n’est pas présent sur la zone franche logistique de Tanger, pour ne pas prendre le risque d’avoir des entrepôts à moitié vides.
Pour autant, SDV juge les coûts logistiques marocains compétitifs : « Le coût du matériel de manutention est comparable à celui de l’Europe, mais ceux du transport sont par contre inférieurs (soit 0,65 à 0,70 euro/km contre 1euro et plus en Europe). Cela est essentiellement dû au prix du gasoil (0,65 euro/litre). Le salaire minimum est de l’ordre de 280 euros “chargés”; et même s’il a augmenté de 10 % en juillet 2011 et encore de 5 % en juillet 2012, les coûts de main-d’œuvre restent attractifs. »
Bien sûr, les revendications sociales sont plus fortes, y compris sur le chantier de Tanger où « des mouvements sociaux ont pu retarder des opérations maritimes de transbordement. Pour quelques clients, nous avons dû procéder à des transbordements par voie aérienne », témoigne Xavier Despin. Ce qui ne le dissuade pas de formuler ses priorités stratégiques pour 2012, notamment « mettre en place des solutions maritimes export pour accompagner les entreprises marocaines qui se développent en Afrique ».
G. N.
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