La Libyan Foreign Investments Company (Lafico ou LFICO) intervient sous forme de prêts et de participations partout, à l´exclusion de l´Afrique subsaharienne, confiée à la Libyan African Investments Company (Laico). Laico est le bras opérationnel de la Libya Africa Investment Portfolio (LAIP), un holding chargé de coordonner l´ensemble des biens et opérations de la Libye sur le continent africain. Grâce à la manne pétrolière, la Grande Jamahiriya estime qu´elle peut parvenir à consacrer à l´Afrique « jusqu´à 2 milliards de dollars sur la période 2006-2012 », rapporte la Mission économique à Tripoli.
Dotée d´un capital de 20 milliards de dollars en 2008, la Laico a, pour sa part, investi 1,2 milliard essentiellement dans l´immobilier, l´hôtellerie et le tourisme. « Nous voudrions opérer davantage dans l´agriculture, mais le manque d´infrastructures et de technologie sur place nous freine », souligne Meftah Kikli, adjoint au directeur de la Planification. La Laico est propriétaire d´exploitations agricoles ou a conclu des baux emphitéotiques de 99 ans. « Nous avons besoin de partenaires possédant le savoir-faire, l´expérience, les technologies et connaissant les nouvelles méthodes agraires pour développer ces exploitations », précise Meftah Kikli.
Autre institution, la Banque sahélo-saharienne pour l´investissement et le commerce (BSIC) a injecté 1,36 milliard d´euros dans l´industrie, l´énergie, le BTP ou les télécommunications des 28 pays de l´espace sahélo-saharien l´an dernier. Dotée d´un capital de 500 millions d´euros, elle disposait encore de ressources de l´ordre de 1,36 milliard d´euros en 2008 et de deux fonds de 250 millions d´euros chacun, l´un pour les infrastructures, l´autre pour le microfinancement. « J´invite l´Agence française de développement à participer à ces deux fonds », a lancé, dans un parfait français, Alhadi Alwarfalli, président de la BSIC.
François Pargny