La Commission européenne se prononce en faveur de l'adhésion de l'Islande

La Commission européenne a rendu hier son verdict (voir les PDF en bas de page) sur la demande d'adhésion de l'Islande à l'Union européenne. Résultat : si l'Islande s'en sort haut la main sur les questions de démocratie et de droit de l'homme, elle devra procéder à "une consolidation budgétaire et [à] la mise en oeuvre d'une stratégie budgétaire crédible".
Avec un déficit budgétaire et une dette publique s'élevant respectivement à 14,4 % et 130 % de son PIB pour l'année 2009, l'Islande se situe en effet bien au-delà des critères fixés par Bruxelles.
En outre, la recommandation de la Commission ("opinion", en jargon bruxellois), préconise un meilleur alignement sur le droit communautaire dans les domaines de "la pêche, l'agriculture et le développement rural, l'environnement, la libre circulation des capitaux et les services financiers".
Point positif, l'Islande appartient à l'espace Schengen et, depuis plus de 15 ans, à l'espace économique européen, ce qui lui a permis d'intégrer une grande partie du droit communautaire.
Reste que l'entrée de l'Islande dans l'Union européenne, que Reykjavik souhaite concrétiser en 2012, est largement suspendue à la façon dont le pays règlera son contentieux avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas sur le remboursement des dettes relatives à la faillite des banques islandaises, dont Icesave. Les trois pays sont actuellement en négociations.
Suite à l'explosion en plein vol de son système bancaire en 2008, et après avoir longtemps douté de l'intérêt d'intégrer l'UE, l'Islande a présenté une demande d'adhésion le 17 juillet dernier. La recommandation émise hier par la Commission doit encore être validée par les dirigeants des Etats membres lors du prochain conseil européen, les 25 et 26 mars prochains.
Sophie Creusillet
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