La Chine relais de croissance du luxe français

LVMH, le numéro 1 du luxe mondial, et Hermès ont annoncé jeudi dernier des ventes en hausse au quatrième trimestre après trois trimestres de quasi stabilité, laissant entendre que le plus gros de la crise était désormais un mauvais souvenir.
En fait, c’est l’appétit chinois pour le luxe français qui a comblé la chute des achats enregistrée aux Etats-Unis en Europe ou au Japon. Les ventes de LVMH en Chine ont ainsi bondi de 15 % en 2009. Mieux encore, la clientèle chinoise est la première au monde pour le cognac Hennessy, marque phare du groupe, et la deuxième pour Louis Vuitton, qui ouvrira deux boutiques à Shanghai à l’occasion de l’exposition universelle.
Quant à Hermès, dont le chiffre d’affaires 2009 est presque dix fois moins élevé que celui de LVMH (respectivement 1,9 milliard d’euros contre 17,5 milliards d’euros), ses ventes ont bondi l’an dernier de 31,9 % sur la zone Asie (hors Japon). Sur les 12 ouvertures de boutiques Hermès prévues en 2010, quatre le seront en Chine.
Sophie Creusillet









