IDE : la France préserve son attractivité

05/06/2009

Avec l’annonce de 523 implantations en 2008, les investisseurs ont maintenu un niveau relativement équivalent de projets (-3 % par rapport à 2007). Selon le Baromètre annuel Ernst & Young de l’attractivité européenne, la France reste ainsi à la deuxième place pour l’attraction des IDE (investissement direct étranger) après le Royaume-Uni et avant l’Allemagne.

Les secteurs d’activité sont touchés différemment. Par exemple, l’édition de logiciels connait une baisse de 18 % du nombre de projets et une chute de 47 % des créations d’emplois. Alors que les projets des investisseurs étrangers dans les énergies renouvelables ont augmenté de 16 %.  

La France bénéficie d’une meilleure image auprès des investisseurs que les années précédentes. Ainsi 75 % des investisseurs interrogés expriment une confiance remarquable dans les capacités du pays à affronter la crise. C’est le chiffre le plus important depuis la création du baromètre en 2002. Ils sont également 37 % à penser que l’attractivité de l’hexagone va s’améliorer dans les trois prochaines années et ils sont même 29 % à vouloir y développer de nouvelles activités.

Au niveau des progrès à accomplir, les investisseurs pensent à 43 % que la France doit développer une véritable culture de l’innovation et ils sont 42 % à estimer que la fiscalité en faveur des entreprises innovantes doit y être renforcée. A noter que pour 45 % des investisseurs interrogés, l’Allemagne est le principal concurrent de la France, devant le Royaume-Uni (11 %).    

 

Samuel Delziani