Guide des 78 destinations d'affaires les plus porteuses

Si le port de la cravate va de soi, il convient de s´interdire la version «club » à rayures. Tout simplement parce que les innombrables collèges et clubs britanniques ont chacun la leur. Achetée en toute inconscience sur le continent, elle pourrait vous faire apparaître comme « one of us ».
En l´occurrence, l´usurpation d´identité n´est pas loin. Si le costume sombre (un peu plus clair en été) est naturellement de mise, le mocassin est à proscrire (sauf dans les moments de détente) au profit de la chaussure à lacets, impeccablement cirée, en mémoire du « butler » qui y laissait sa sueur. Bien que d´expression anglaise, le « shake hand » ne se pratique généralement que lors d´une première rencontre : le contact physique est très peu apprécié. La ponctualité n´est pas la règle : en Angleterre notamment, il est de bon ton d´arriver 5 à 10 minutes après l´heure fixée pour un dîner ou une invitation.
Population : 60,2 millions d´habitants.
Les grands repères
Musique : il faut se convaincre que Georg Friedrich Haendel était bel et bien citoyen anglais. Dans le style contemporain, on citera Benjamin Britten. Le plus grand des chefs d´orchestre, Simon Rattle, a pris la direction du prestigieux Orchestre symphonique de Berlin, ce qui en fait le successeur de Karajan.
Cinéma : oublier l´aphorisme de Jean-Luc Godard « Les Russes ont fait des films de martyre. Les Américains ont fait des films de publicité. Les Anglais ont fait ce qu´ils font toujours dans le cinéma, rien » et opposer Ken Loach dans le genre réaliste (A Free World, son dernier film) ainsi que Stephen Frears (The Queen).
Les journaux à lire
Le Times, pour un conservatisme strict.
The Independent qui, comme son nom l´indique, est libre de toute attache idéologique, dans le registre « moderne ».
The Financial Times : incontournable et bible mondiale dans le domaine financier.
The Observer : le week-end.
[ Le déjeuner ]
Le breakfast est d´une telle nature qu´il permet en général d´enjamber le déjeuner en le limitant à un sandwich tout juste copieux.
[ Le dîner ]
Premier principe à retenir : on répond à « How do you do » par « How do you do ». Rien n´est plus inconvenant que de répondre que l´on va bien ou mal. Passé à table, on s´abstient non seulement d´y poser les coudes, mais encore d´y poser les mains qui doivent être maintenues au-dessous. Enfin, le pain ne se pose jamais sur la nappe. Contrairement aux usages français, on ne parle jamais de nourriture, ni de vins ni de problèmes de santé à table. S´agissant de la cuisine, les Anglais sont convaincus de ne consommer que la nourriture la plus simple, donc la plus naturelle qui soit.
À propos des vins, ils sont les principaux acheteurs et meilleurs connaisseurs de nos vins depuis trois siècles. À l´issue du repas, après s´être excusé de ne pas en reprendre d´un « I´m sorry, but it seems that my eyes are bigger than my stomach » ou plus simplement d´un « I´m sorry. It was delicious but I´m full », on repose ses couverts sur l´assiette dans le sens « 17 heures 35 ».
[ Les relations ]
Il convient ici de se faufiler entre les manières latines et nordiques. À savoir que le contact physique est mal toléré, de même que le regard soutenu dans celui de l´interlocuteur. Une insistance à cet égard serait mal ressentie.
[ Les sujets qui fâchent ]
Contrairement à ce que son conformisme apparent laisse imaginer, le citoyen britannique est d´une extrême tolérance. On bannira donc tous les propos susceptibles d´induire une intolérance quelconque de ce côté de
Alain Bradfer








