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L'import en 10 étapes - Guides à l'usage des nouveaux importateurs

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DOSSIER : Guide business Kazakhstan 2012

4/01/2012 à 1h
Marchés étrangers
Sommaire :
Le potentiel agricole kazakhstanais est immense, mais le secteur demande à être restructuré. Les savoir-faire français peuvent saisir des opportunités.

Avec une moisson de 29 millions de tonnes de céréales, l’année 2011 a été exceptionnelle au Kazakhstan. La meilleure récolte en soixante ans… et deux fois plus que l’an passé. C’est que le pays, du fait de son climat continental extrême, connaît de fortes variations de rendement avec une culture des céréales qui ne peut être qu’extensive (18 q/ha de blé en 2011). En conséquence, 3 à 4 millions de tonnes sont stockées en extérieur. Personne ne veut investir dans des capacités de stockage ou dans l’achat de wagons qui ne serviraient qu’une année de temps en temps.

C’est aussi que l’ambition n’est pas à tout prix de devenir un gros exportateur de blé. « Nous voulons stimuler nos productions animales. Nous ne sommes pas autosuffisants pour toutes. Nous voulons donc réduire les surfaces de blé, qui sont de l’ordre de 70 % de la surface agricole. Il n’y a pas assez de rotation des cultures », explique Yevgeny Aman, secrétaire exécutif du ministère de l’Agriculture kazakhstanais. Mais cette mutation tarde à venir.

Et ce malgré la volonté présidentielle. En janvier 2010, lors de son adresse annuelle à la nation, le président Nazarbaïev jetait les bases d’une nouvelle politique agricole : « La productivité du travail dans l’agriculture est la plus basse. Elle est d’environ 3 000 dollars par salarié et par an. Alors que dans les pays développés ce chiffre est de 50 000 à 70 000 dollars. (…) Notre tâche est d’au moins doubler d’ici à 2014 la productivité dans l’agriculture. »

« Le problème est qu’il n’est pas suivi, avec ses grands plans volontaristes. Le secteur est dirigé par des organismes étatiques, comme Kazagrofinance, qui sont très mal gérés et où les fonctionnaires passent leur temps à s’occuper de leurs affaires, en s’appuyant sur les moyens dont ils disposent de par leur poste », explique un Occidental tentant de lancer des projets dans le secteur agricole kazakhstanais. Kazagrofinance aide surtout les grandes exploitations (parfois de plusieurs dizaines de milliers d’hectares) quand ce sont celles de taille moyenne qui pourraient être le moteur de l’augmentation de la productivité.

« Il existe des problèmes de fond, par exemple liés au financement à court terme pour ces exploitants de taille moyenne. Ils ne peuvent pas financer l’achat d’intrants et voient donc leur production limitée », explique Grégory Lecomte, co-auteur (1) d’une étude sur le secteur agricole kazakh publiée dans le cadre du Programme OCDE pour la Compétitivité en Eurasie. Dans ce contexte, mais aussi parce qu’elles ne se montrent que peu au Kazakhstan, les entreprises françaises sont quasi absentes du secteur. Le savoir-faire de l’Hexagone aurait de quoi s’imposer dans le domaine des productions animales.

R. G.

(1) Rapport OCDE « Competitiveness and Private Sector Development : Kazakhstan 2010 – Sector Competitiveness Strategy », 2011.
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