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L'import en 10 étapes - Guides à l'usage des nouveaux importateurs

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DOSSIER : Comment lutter contre la contrefaçon

1/09/2011 à 1h
Contrefaçon
Sommaire :
Quand on l’interroge sur la contrefaçon, le directeur général de la coutellerie de Laguiole, Christophe Durand, répond qu’on ne peut pas utiliser ce terme, car Laguiole n’est pas une marque.

« La marque Laguiole n’est pas déposée, l’abeille forgée caractéristique non plus. Le modèle a été créé il y a 150 ans mais n’a jamais été breveté. Or, au bout de vingt ans, il tombe dans le domaine public et devient impossible à protéger. Donc tout le monde a le droit d’en faire ! N’importe qui peut marquer Laguiole sur n’importe quoi. »
Et il ne peut pas être protégé par un label du type « Appellation d’origine contrôlée » (AOC), car celui-ci ne concerne que les produits alimentaires.

L’entreprise familiale, qui emploie 30 personnes, existe depuis 25 ans dans le village de Laguiole (Aubrac). En 2010, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 2,3 millions d’euros, dont 10 % à l’export, principalement en Europe (Allemagne, Suisse, Belgique). Elle fabrique de façon totalement artisanale des modèles divers de couteaux Laguiole avec une forge d’acier Damas, une sculpture des manches, et des abeilles forgées dans la masse.

Christophe Durand regrette que l’image de marque des vrais couteaux soit ternie, mais aussi que cela détruise les emplois locaux. « Au Pakistan, en Chine, les couteaux sont fabriqués industriellement et c’est du bas de gamme, du jetable. Même en France, certains en fabriquent des faux ! » Et, dans le village originel de l’Aubrac, des revendeurs n’hésitent pas à proposer des modèles de ce type. Alors comment reconnaître le bon ? « C’est très difficile, il faut être un passionné. Il y a quelque temps, on donnait comme référence le fait qu’un couteau chinois avait le rivet excentré. » Qu’à cela ne tienne, le défaut a été corrigé, « les contrefaçons évoluent aussi ! »
Seule assurance d’authenticité, à l’achat, le couteau doit être délivré avec un bon d’origine et de garantie sur lequel doit figurer le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du fabricant. Le conseil de Christophe Durand : visiter l’atelier et ensuite acheter. Il faut exiger une traçabilité. Ainsi, le produit pourra être réparé ou remplacé en cas de problème.

La PME a rejoint l’Union des fabricants (Unifab) il y a deux mois. « Pour se positionner sur notre volonté d’en parler. Car les faux couteaux sont dangereux pour notre avenir, mais aussi pour la santé des clients. »
Avec l’Unifab et l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi), la Coutellerie organise pour la septième année l’exposition « Contrefaçon, sans façon ! » du 11 juillet au 30 septembre à Laguiole, afin de sensibiliser les consommateurs. A. C.

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