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DOSSIER : Cas n° 66 : Greentech, leader européen des principes actifs ...
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15/09/2011 à 1h
Entreprises
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Sommaire :
Jean-Yves Berthon, docteur en biotechnologie végétale, a placé Greentech sur le marché international, dès sa création en 1992. « J’ai toujours dit : Si l’on ne vend pas à Clermont-Ferrand, on vendra à Paris, si l’on ne vend pas à Paris, on vendra à New York. » À cette date, la start-up s’intéresse aux molécules bioactives présentes dans les plantes et pouvant avoir un intérêt thérapeutique. Jean-Yves Berthon signe son premier contrat aux Açores. Peu après, il décroche des contrats avec deux laboratoires pharmaceutiques français : Greentech démarre avec trois chercheurs, un par contrat. Dès son premier exercice, elle réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’exportation.
«Travailler sous contrat, c’est bien pour démarrer, mais cela ne permet pas de faire vivre une entreprise. Nous nous sommes tournés vers la production tout en maintenant notre activité de recherche », expose Jean-Yves Berthon. C’est chose faite à partir de 1995. Greentech réalise, dans son unité de production de Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme), la quasi-totalité des opérations d’extraction des principes actifs contenus dans les plantes, « selon une technologie particulière et avec un équipement particulier » : elle détient plusieurs brevets. Elle est en outre certifiée ISO 22716 (norme donnant des lignes directrices pour la production, le contrôle, le stockage et l’expédition des produits cosmétiques) et BPF (Bonnes pratiques de fabrication, label délivré par l’Afssaps – Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Douze de ses 43 salariés sont des chercheurs.
Le marché des principes actifs végétaux utilisés à des fins thérapeutiques étant très concurrentiel, Greentech a rapidement diversifié ses débouchés : « En pleine crise de la vache folle, face à la défiance des consommateurs vis-à-vis des produits animaux et de la chimie, les fabricants de cosmétiques devaient trouver des alternatives. Nous leur proposions d’élaborer de nouveaux concepts végétaux. Aujourd’hui, les dix premières entreprises mondiales de la cosmétique sont nos clientes et ce secteur représente 80 % de notre chiffre d’affaires contre 5 % pour la pharmacie.
En 2002, Greentech a été le premier fournisseur d’ingrédients cosmétiques au monde certifié Ecocert (biologique) et nous sommes le premier mondial en volumes certifiés », indique Jean-Yves Berthon qui produit également pour la nutraceutique (15 % du chiffre d’affaires). Cette entreprise s’intéresse aux ressources végétales de tous les climats. « Grâce à nos liens avec des chercheurs, nous avons créé un réseau international de fournisseurs de plantes. Ces agriculteurs et cueilleurs sont les partenaires de Greentech. Ces contacts nous ont permis de connaître de nombreux pays et d’y trouver des distributeurs », explique Jean-Yves Berthon qui a conclu ses premiers accords de distribution en 1996-97 (Allemagne, États-Unis puis Italie et Canada).
Pour « répondre à des problèmes avec les distributeurs », l’entreprise a créé, en 2005 et 2009, deux filiales commerciales, aux États-Unis et en Allemagne. Son P-dg est en négociations pour racheter une société dans un pays où la cosmétique est très développée « car il est important d’avoir la nationalité du pays ». Au cours de la décennie 2000, Greentech est devenu un groupe qui, outre ses filiales étrangères, comprend des unités de recherche et de production acquises en France pour « élargir notre gamme de matières premières et donc développer des produits ».
Sylvie Jolivet
«Travailler sous contrat, c’est bien pour démarrer, mais cela ne permet pas de faire vivre une entreprise. Nous nous sommes tournés vers la production tout en maintenant notre activité de recherche », expose Jean-Yves Berthon. C’est chose faite à partir de 1995. Greentech réalise, dans son unité de production de Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme), la quasi-totalité des opérations d’extraction des principes actifs contenus dans les plantes, « selon une technologie particulière et avec un équipement particulier » : elle détient plusieurs brevets. Elle est en outre certifiée ISO 22716 (norme donnant des lignes directrices pour la production, le contrôle, le stockage et l’expédition des produits cosmétiques) et BPF (Bonnes pratiques de fabrication, label délivré par l’Afssaps – Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Douze de ses 43 salariés sont des chercheurs.
Le marché des principes actifs végétaux utilisés à des fins thérapeutiques étant très concurrentiel, Greentech a rapidement diversifié ses débouchés : « En pleine crise de la vache folle, face à la défiance des consommateurs vis-à-vis des produits animaux et de la chimie, les fabricants de cosmétiques devaient trouver des alternatives. Nous leur proposions d’élaborer de nouveaux concepts végétaux. Aujourd’hui, les dix premières entreprises mondiales de la cosmétique sont nos clientes et ce secteur représente 80 % de notre chiffre d’affaires contre 5 % pour la pharmacie.
En 2002, Greentech a été le premier fournisseur d’ingrédients cosmétiques au monde certifié Ecocert (biologique) et nous sommes le premier mondial en volumes certifiés », indique Jean-Yves Berthon qui produit également pour la nutraceutique (15 % du chiffre d’affaires). Cette entreprise s’intéresse aux ressources végétales de tous les climats. « Grâce à nos liens avec des chercheurs, nous avons créé un réseau international de fournisseurs de plantes. Ces agriculteurs et cueilleurs sont les partenaires de Greentech. Ces contacts nous ont permis de connaître de nombreux pays et d’y trouver des distributeurs », explique Jean-Yves Berthon qui a conclu ses premiers accords de distribution en 1996-97 (Allemagne, États-Unis puis Italie et Canada).
Pour « répondre à des problèmes avec les distributeurs », l’entreprise a créé, en 2005 et 2009, deux filiales commerciales, aux États-Unis et en Allemagne. Son P-dg est en négociations pour racheter une société dans un pays où la cosmétique est très développée « car il est important d’avoir la nationalité du pays ». Au cours de la décennie 2000, Greentech est devenu un groupe qui, outre ses filiales étrangères, comprend des unités de recherche et de production acquises en France pour « élargir notre gamme de matières premières et donc développer des produits ».
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