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DOSSIER : Cas n° 20 : Garhin : leader mondial des cuves en plastique
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19/03/2009 à 1h
Entreprises
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Sommaire :
’histoire de Garhin est d’abord celle d’une renaissance. Créée en 1976, la société, implantée à Oderen, au fond d’une vallée vosgienne, à 50 km de Mulhouse, conçoit au départ tous types de pièces en thermoplastique tels que PPH, PVC, PEHD, PVDF et polyester. Elle se développe en rachetant, en 1999, la société Fitec, spécialisée en négoce pour le transfert et la distribution de fluides. L’année suivante, elle se lance dans le traitement de l’air par lavage de gaz physico-chimique dans un premier temps, puis biofiltration dans un deuxième temps. Mais les résultats ne sont pas au rendez-vous. Garhin se trouve placée en liquidation judiciaire. Début 2003, Bruno Schuffenecker, l’actuel P-dg, rachète la société via le holding financier GSI.
L’entreprise connaît alors une croissance rapide (25 % par an), grâce notamment à la mise en œuvre de méthodes industrielles issues du secteur automobile. Très vite, Bruno Schuffenecker met en place un système d’organisation qualité de type ISO 9001. Puis il crée en 2005, un service recherche et développement (R&D) composé d’ingénieurs. Et, en 2006, Garhin développe toute une gamme de produits standard, laveurs et cuves de stockage, permettant d’offrir le meilleur rapport qualité-prix à ses clients.
Comme l’explique Bruno Schuffenecker, la fabrication de cuves de traitement destinées à l’industrie lourde est éminemment délicate. Il s’agit d’énormes pièces de 35 m de long qui équipent des sites chimiques, où l’on apprécie les performances et la fiabilité des plastiques, d’une durée de vie bien plus longue que les métaux et plus faciles à entretenir. Ces cuves doivent néanmoins résister à des composants très agressifs et à de hautes températures (85 °). D’où la nécessité de travailler avec une très grande précision, jusque dans la finition des soudures. « Nous avons investi dans des équipements de contrôle de la qualité de nos soudures », commente-t-il. Un investissement exceptionnel dans ce segment de marché, qui permet à l’entreprise d’être référencée par des bureaux d’études très exigeants.
Autre aspect de la stratégie de développement, l’export, bien sûr. Cantonné jusque-là dans des « coups » – parfois spectaculaires, comme la fourniture d’une usine géante en Corée – l’international est devenu pour Bruno Schuffenecker un axe majeur de développement.
En 2007, le dirigeant met en place une structure export afin de commercialiser ses produits en Europe, au Maghreb, en Asie et sur le continent américain. Avec un résultat tangible : l’international représente aujourd’hui une petite moitié du chiffre d’affaires de Garhin. Mais Bruno Schuffenecker n’oublie pas non plus la nécessaire diversification. Il sait que l’équipement de sites industriels ne suffira pas à garantir une activité constante. « Nous avons investi dans des métiers liés à notre savoir-faire de base : les domaines du traitement de l’air et, récemment, de la maintenance d’équipements industriels, explique-t-il.
Nous avons une certaine expertise en matière de cuves de traitement. Nous proposons des prestations qui intéressent des industriels partout dans le monde, soucieux de rénover ou de remplacer leurs installations métalliques vieillissantes », poursuit-il.
Quant au traitement de l’air, Garhin surfe sur la vague de la protection de l’environnement qui touche progressivement les usines au-delà de l’Europe.
Didier Bonnet
L’entreprise connaît alors une croissance rapide (25 % par an), grâce notamment à la mise en œuvre de méthodes industrielles issues du secteur automobile. Très vite, Bruno Schuffenecker met en place un système d’organisation qualité de type ISO 9001. Puis il crée en 2005, un service recherche et développement (R&D) composé d’ingénieurs. Et, en 2006, Garhin développe toute une gamme de produits standard, laveurs et cuves de stockage, permettant d’offrir le meilleur rapport qualité-prix à ses clients.
Comme l’explique Bruno Schuffenecker, la fabrication de cuves de traitement destinées à l’industrie lourde est éminemment délicate. Il s’agit d’énormes pièces de 35 m de long qui équipent des sites chimiques, où l’on apprécie les performances et la fiabilité des plastiques, d’une durée de vie bien plus longue que les métaux et plus faciles à entretenir. Ces cuves doivent néanmoins résister à des composants très agressifs et à de hautes températures (85 °). D’où la nécessité de travailler avec une très grande précision, jusque dans la finition des soudures. « Nous avons investi dans des équipements de contrôle de la qualité de nos soudures », commente-t-il. Un investissement exceptionnel dans ce segment de marché, qui permet à l’entreprise d’être référencée par des bureaux d’études très exigeants.
Autre aspect de la stratégie de développement, l’export, bien sûr. Cantonné jusque-là dans des « coups » – parfois spectaculaires, comme la fourniture d’une usine géante en Corée – l’international est devenu pour Bruno Schuffenecker un axe majeur de développement.
En 2007, le dirigeant met en place une structure export afin de commercialiser ses produits en Europe, au Maghreb, en Asie et sur le continent américain. Avec un résultat tangible : l’international représente aujourd’hui une petite moitié du chiffre d’affaires de Garhin. Mais Bruno Schuffenecker n’oublie pas non plus la nécessaire diversification. Il sait que l’équipement de sites industriels ne suffira pas à garantir une activité constante. « Nous avons investi dans des métiers liés à notre savoir-faire de base : les domaines du traitement de l’air et, récemment, de la maintenance d’équipements industriels, explique-t-il.
Nous avons une certaine expertise en matière de cuves de traitement. Nous proposons des prestations qui intéressent des industriels partout dans le monde, soucieux de rénover ou de remplacer leurs installations métalliques vieillissantes », poursuit-il.
Quant au traitement de l’air, Garhin surfe sur la vague de la protection de l’environnement qui touche progressivement les usines au-delà de l’Europe.
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