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Tunisie : les défis politiques et économiques du gouvernement Jomaâ

28/01/2014 / Tunisie - Conjoncture - Investissements directs étrangers - Nomination - Institutions

© D.R.

Une Constitution « qui jette les fondements d’un État démocratique », selon le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC) Mustapha Ben Jaafar, un gouvernement de technocrates composé de Tunisiens de l’intérieur et de l’extérieur réputés indépendants... Le pays du jasmin semble aujourd’hui sorti de la léthargie dans lequel il était plongé depuis le début du printemps arabe, il y a trois ans. Avec, toutefois, bien des défis pour le Premier ministre Mehdi Jomaâ (notre photo).


D’abord, sur le plan politique, Mehdi Jomaâ va devoir pousser le processus de transition à son terme, avec la création d’une nouvelle instance électorale indépendante et la tenue d’élections législatives permettant de doter la Tunisie d’une Assemblée nationale puis d’un gouvernement totalement légitimes. Ensuite, bien qu’il ait prudemment indiqué qu’il ne fallait pas s’attendre à des « miracles », le Premier ministre va devoir s’efforcer de relancer la machine économique, qui a souffert de l’immobilisme politique sous les gouvernements d’Hamadi Jebali et d’Ali Larayedh, dominés par le parti islamiste Ennahda.


« En trois ans, le chômage est passé de 13 à 15,7 %, l’inflation de 3 à plus de 6 %, le déficit commercial s’est creusé, la balance des comptes courants dégradée et la dévaluation rapide du dinar a eu des répercussions dans la vie quotidienne des Tunisiens », détaillait Radhi Meddeb, président du cabinet d’étude et de conseil Comete et de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed), le 21 janvier, lors du colloque Coface Risques pays 2014.


Mehdi Jomaâ, un ancien directeur général chez Hutchinson


Le nouveau gouvernement est composé de 21 ministres et de sept secrétaires d’État. Son nouveau chef a dû accepter la demande d’Ennahda de maintenir à l’Intérieur l’islamiste Lofti Ben Jeddou. Mais en dehors de ce renouvellement imposé par le parti majoritaire à l’ANC, il s’agit bien d’un gouvernement de technocrates.

Ministre de l’Industrie dans l’ancienne équipe dirigée par d’Ali Larayedh, Mehdi Jomaâ, avant de verser dans la politique, a passé toute sa carrière professionnelle chez Hutchinson, filiale de Total dont il a notamment été le directeur général de la division Aéronautique et défense.


A l’Économie et aux finances, Hakim Ben Hammouda occupait depuis septembre 2011 le poste de conseiller spécial du président de la Banque africaine de développement (Bad). Son collègue des Transports, Chiheb Ben Ahmed, avait été promu en 2013 directeur général adjoint de Tunisair. A la même époque, Hédi Larbi, qui est nommé à l’Équipement, l’aménagement du territoire et au développement durable, avait pris la direction exécutive d’une institution soutenue par les bailleurs de fonds pour faciliter la transition et les réformes économiques du Yémen. Auparavant, il avait dirigé plusieurs départements à la Banque mondiale.


Le directeur de Fipa nommé au Développement et à la coopération internationale


Le successeur de Mehdi Jomaâ à l’Industrie, chargé aussi de l’énergie et des mines, Kamel Bennacer, économiste en chef de la société Schlumberger de 2009 à 2011, a présidé l’Institut technologique de Schlumberger Brazil entre 2012 et 2013.

Ce sont aussi des techniciens qui ont été choisis comme secrétaires d’État. A l’image du titulaire du portefeuille du Développement et de la coopération internationale, Noureddine Zekri, jusqu’à présent directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa). Son nom avait déjà été cité quand Hamadi Jebali avait tenté en vain de constituer un gouvernement de technocrates après l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd il y a un an.

Il est vrai que ce fin connaisseur de l’international a de quoi rassurer les investisseurs étrangers, alors que Coface juge, prudemment, que l’environnement des affaires est « perfectible ». L’assureur crédit s’attend cette année à ce que des « améliorations » soient apportées au Code d’investissement.


François Pargny

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