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21-02-2012
La pharmacie voit son excédent fondre de moitié
France - Chimie et pharmacie - Commerce extérieur
La
pharmacie est un secteur moteur de l’exportation du «Made in France», même si
les échanges de matières premières d’un pays à l’autre sont importants au sein
des grands groupes pharmaceutiques. Depuis une dizaine d’années, le secteur des
médicaments enregistrait chaque année un confortable excédent commercial. En
2010, selon le leem, qui regroupe 270 entreprises réalisant 98 % du chiffre
d’affaires total de la profession, il a même connu un record à 4,2 milliards.
Soit une progression de 8% par rapport à 2009. Les quatre principaux marchés
étant l’Europe (59 %), l’Amérique (14,7 %), l’Asie (11 %), et l’Afrique (10,5 %).
Mais
l’année dernière, l’excédent n’a été que de 1,89 milliard. Plusieurs phénomènes
se sont conjugués. D’une part, les ventes de médicaments (3/4 des exportations
pharmaceutiques) ont baissé de 8 %. Selon les douanes, ce repli s’explique par
la baisse des prix, engendré par la concurrence des génériques, et la perte de
droits sur certains brevets, tombés dans le domaine public. Une tendance qui ne
va pas s’inverser puisque trois blockbusters de Sanofi (Plavix, Avapro aux
Etats-Unis, Eloxatine) tomberont dans le domaine public cette année.
Quant aux
ventes à l’export de vaccins ont été particulièrement affectées (- 27 %) sous
l’effet conjugué de la baisse des prix et du volume exporté. Les ventes chutent
notamment vers la Belgique, qui sert de plateforme de distribution des
médicaments et des vaccins. Le recul des ventes est aussi marqué à destination
des Etats-Unis, après trois années de stagnation à haut niveau.
Jean-François Tournoud
La
pharmacie est un secteur moteur de l’exportation du «Made in France», même si
les échanges de matières premières d’un pays à l’autre sont importants au sein
des grands groupes pharmaceutiques. Depuis une dizaine d’années, le secteur des
médicaments enregistrait chaque année un confortable excédent commercial. En
2010, selon le leem, qui regroupe 270 entreprises réalisant 98 % du chiffre
d’affaires total de la profession, il a même connu un record à 4,2 milliards.
Soit une progression de 8% par rapport à 2009. Les quatre principaux marchés
étant l’Europe (59 %), l’Amérique (14,7 %), l’Asie (11 %), et l’Afrique (10,5 %).
Mais
l’année dernière, l’excédent n’a été que de 1,89 milliard. Plusieurs phénomènes
se sont conjugués. D’une part, les ventes de médicaments (3/4 des exportations
pharmaceutiques) ont baissé de 8 %. Selon les douanes, ce repli s’explique par
la baisse des prix, engendré par la concurrence des génériques, et la perte de
droits sur certains brevets, tombés dans le domaine public. Une tendance qui ne
va pas s’inverser puisque trois blockbusters de Sanofi (Plavix, Avapro aux
Etats-Unis, Eloxatine) tomberont dans le domaine public cette année.
Quant aux
ventes à l’export de vaccins ont été particulièrement affectées (- 27 %) sous
l’effet conjugué de la baisse des prix et du volume exporté. Les ventes chutent
notamment vers la Belgique, qui sert de plateforme de distribution des
médicaments et des vaccins. Le recul des ventes est aussi marqué à destination
des Etats-Unis, après trois années de stagnation à haut niveau.
Jean-François Tournoud
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