Lors de la présentation des résultats du commerce extérieur français pour 2011, le secrétaire d'État au Commerce extérieur n’a pas insisté sur le poids des achats de pétrole et de gaz. Mais, dans les documents de Bercy, il est précisé que l’alourdissement de la facture énergétique (estimée à 62 milliards) explique plus des trois quart de la dégradation du solde commercial en 2011. Les deux raisons en étant la hausse du prix du baril de Brent et la parité euro-dollar défavorable. Au-delà de ces achats incontournables de pétrole et de gaz, effectivement en hausse de 28 % à 33 % en valeur (cf. tableau), le cru 2011 permet de jauger les points forts et les points faibles de l’offre française à l’international.
Incontestablement, l’agroalimentaire est un des secteurs forts du «Made in France» tant par son taux de croissance que par le solde commercial positif dégagé. Les produits agricoles, dans un contexte de hausses des prix des matières premières agricoles, ont été favorisés par la vente de céréales aux pays européens et au Maghreb. Quant à l’agroalimentaire, il a notamment bénéficié de la croissance des exportations de vins et alcools comme le cognac vers l’Asie. Au total, ce secteur dégage un solde commercial positif de 11,386 milliards (en FAB).
Autre symbole du savoir-faire français, le luxe s’est bien porté l’année dernière. Bercy estime que le trio sacs à main-bagages-parfums/cosmétiques a dégagé un excédent record de + 8,3 milliards. De fait, Hermès, qui ne dévoilera ses résultats annuels qu’en mars, a déjà fait savoir que tous ses produits et ses marchés ont connu une croissance à deux chiffres en 2011. Si la maroquinerie n’a cru que de 12 %, c’est faute de capacités de production suffisantes.
Secteurs méconnus mais continus des exportations année après année, les produits métallurgiques (+ 12,5 %) et la chimie de base (+ 10,2 %) se sont bien comportés, en partie grâce à une hausse des prix. De même, les machines industrielles et agricoles ont bénéficié d’une augmentation de leurs ventes, essentiellement à destination de l’Allemagne.
Lors de la présentation des résultats du commerce extérieur
français pour 2011, le secrétaire d'État au Commerce extérieur n’a pas insisté sur le poids des
achats de pétrole et de gaz. Mais, dans les documents de Bercy, il est précisé
que l’alourdissement de la facture énergétique (estimée à 62 milliards)
explique plus des trois quart de la dégradation du solde commercial en 2011.
Les deux raisons en étant la hausse du prix du baril de Brent et la parité
euro-dollar défavorable. Au-delà de ces achats incontournables de pétrole et de
gaz, effectivement en hausse de 28 % à 33 % en valeur (cf. tableau), le cru 2011
permet de jauger les points forts et les points faibles de l’offre française à
l’international.
Incontestablement, l’agroalimentaire est un des secteurs
forts du «Made in France» tant par
son taux de croissance que par le solde commercial positif dégagé. Les produits
agricoles, dans un contexte de hausses des prix des matières premières
agricoles, ont été favorisés par la vente de céréales aux pays européens et au
Maghreb. Quant à l’agroalimentaire, il a notamment bénéficié de la croissance
des exportations de vins et alcools comme le cognac vers l’Asie. Au total, ce
secteur dégage un solde commercial positif de 11,386 milliards (en FAB).
Autre symbole du savoir-faire français, le luxe s’est bien
porté l’année dernière. Bercy estime que le trio sacs à main-bagages-parfums/cosmétiques
a dégagé un excédent record de + 8,3 milliards. De fait, Hermès, qui ne
dévoilera ses résultats annuels qu’en mars, a déjà fait savoir que tous ses
produits et ses marchés ont connu une croissance à deux chiffres en 2011. Si la
maroquinerie n’a cru que de 12 %, c’est faute de capacités de production
suffisantes.
Secteurs méconnus mais continus des exportations année après
année, les produits métallurgiques (+ 12,5 %) et la chimie de base (+ 10,2 %) se
sont bien comportés, en partie grâce à une hausse des prix. De même, les
machines industrielles et agricoles ont bénéficié d’une augmentation de leurs
ventes, essentiellement à destination de l’Allemagne.
Au départ de France, Airbus a livré 270 appareils pour un
montant de 18,8 milliards d’euros (2010 : 285 appareils pour 18,9
milliards). Le ministère explique cette stagnation par le fait que de plus en
plus d’avions sont assemblés en Allemagne puis exportés directement depuis ce
pays. Il indique que la part industrielle française varie de 30 % à 50 %, selon
le type d’appareils (les A330, A340 sont tous livrés depuis Toulouse – les A320
et les A380 sont livrés pour partie depuis la France) et la motorisation
choisie par le client. De plus, même si le Royaume-Uni ne fait pas partie du
consortium, la part britannique peut atteindre 30 % du prix de l’appareil (ailes
et moteurs Rolls Royce). Les nouveaux A320 NEO (consommation de carburant en
diminution de 15 %) sont un relais de croissance bienvenu puisque l’essentiel
des commandes enregistrées en 2011 portent sur cet appareil (1 220 unités sur un
total de 1 608).
Mais il y a aussi des secteurs qui suscitent l’inquiétude.
C’est le cas de la pharmacie (cf. encadré) qui a longtemps été un moteur de
l’export français. De même, l’automobile, après l’embellie due aux primes à la
casse mis en place dans plusieurs pays européens en 2010, a pâti d’une
croissance nulle sur les marchés européens, à l’exception de l’Allemagne et des
Pays-Bas. Le déficit commercial de l’automobile est de 5,254 milliards.
Bercy s’est efforcé de calculer l’apport des services. Il
anticipe un solde commercial positif de 14 milliards d’euros. Ce secteur se
compose des transports et voyages (54%) et des autres services (financiers,
commerciaux, négoce international, assurances, communications). Les transports
ont dégagé un solde négatif (- 1,6 Md€) largement compensé par les voyages (+
6,1 Md€). Les autres services ont un solde dans le vert (+ 9,8 Md€),
essentiellement grâce aux services divers aux entreprises (+ 2,4 Md€), au
négoce international (+ 2,6 Md€), à la réassurance et aux services financiers
(+ 1,3 Md€), et aux redevances des droits et licences pour les logiciels, la
chimie, la pharmacie, et les cosmétiques (+ 1 Md€).
Jean-François Tournoud
Les exportations 2011 par
principaux secteurs
(en milliards d’euros)
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Secteurs
(hors matériel militaire)
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Montants (hors matériel militaire)
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% / total
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Evolution 2010/2011 en %
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Solde commercial 2011
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- produits agricoles, sylviculture, pêche-aquaculture
|
16,002
|
3,80%
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+ 20%
|
+ 4,551
|
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- hydrocarbures, produits des industries extractives,
électricité, déchets
|
11,684
|
2,77%
|
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+ 33,36%
|
- 48,85
|
|
- industries agroalimentaires
|
40,931
|
9,72%
|
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+ 12,61%
|
+ 6,835
|
|
- produits pétroliers raffinés et coke
|
13,117
|
3,11%
|
|
|
+ 28,57%
|
- 88,99
|
|
- mécanique, matériel électrique, électronique,
informatique
|
81,651
|
19,39%
|
|
|
+ 6,95%
|
+ 6,34
|
|
- matériel de transport
dont : automobile
aéronautique
|
86,276
41,575
42,474
|
20,49%
9,87%
10,09%
|
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|
+ 1,75%
+ 6,27%
+ 1%
|
+ 39,447
- 5,254
+ 17,665
|
|
- autres produits industriels
dont : pharmacie
|
167,707
25,592
|
39,84 %
6,07%
|
|
|
+ 6,97%
- 6,43%
|
- 26,237
+ 1,89
|
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Total FAB (hors matériel militaire)
|
420,934
|
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2010 : 389,725
|
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Source : Douanes