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8-12-2011

Systèmes de « sanction » : comparaison des procédures de l’OMC et de l’OIT

Juridique
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’Organisation internationale du travail (OIT) ont mis au point des procédures de règlement des différends. Rappel de ces procédures, qu’il est important pour les entreprises qui vont à l’international de connaître.

Le 20 septembre dernier, le Bureau international du travail (BIT) et le secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont publié une étude sur les moyens de rendre la mondialisation socialement durable. Cette étude met en avant le potentiel inexploité de la mondialisation qui permettrait de stimuler la croissance et la productivité en y mettant une condition : mener de front des politiques de commerce, d’emploi et de protection sociale. Ces politiques de commerce, d’emploi et de protection sociale, qui doivent être mises en place dans les différents ordres nationaux, ont évidemment un impact direct sur les entreprises.

Les « sanctions » de l’ordre international se répercuteront, en effet, inévitablement sur les droits applicables aux personnes morales de droit privé : les sociétés.

Il est donc essentiel pour les entreprises de comprendre les procédures internationales auxquelles sont soumis les États, qui auront un impact sur leur environnement légal.
 
L’analyse de la procédure de règlement des différends de l’OMC et des procédures instituées au sein de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), permettra de dresser un bilan comparatif des sanctions applicables aux sociétés et d’évaluer leur impact concret sur les politiques nationales.

L’efficacité de la procédure devant l’OMC pour régler un différend commercial entre deux États
Le système de règlement des différends permet de résoudre les cas où un État membre adopte une mesure de politique commerciale, ou d’autre nature, considérée comme une violation des accords de l’OMC ou un manquement à leurs engagements.

La procédure prévue par le Mémorandum d’accord, issu du Cycle de l’Uruguay et régissant le règlement des différends, est limitée dans le temps à une durée maximale de 15 mois en cas d’appel, réductible dans les cas d’urgence, et s’apparente à une procédure contentieuse classique. En effet, une fois le Groupe spécial mis en place, les parties qui s’opposent ont notamment l’occasion de présenter leurs arguments et de faire désigner un expert. La décision finale revient à l’Organe de règlement des différends (ORD), composé de tous les membres de l’OMC, qui ne peut rejeter les conclusions du Groupe spécial qu’à l’unanimité. Dans le cas où le membre visé par la plainte perd et où ne se conforme pas aux recommandations, les parties peuvent encore négocier afin de trouver des compensations mutuellement acceptables. Si cette négociation échoue, l’ORD peut imposer de véritables sanctions commerciales.
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